Blog

Tout ce qu'il faut savoir
//pour piloter sa cuisine//

Réglementation, bonnes pratiques, portraits de terrain, transition alimentaire : des contenus concrets pour les professionnels qui veulent voir clair sur leur cuisine et avancer.

Le gaspillage alimentaire : problèmes et enjeux
Gaspillage

Le gaspillage alimentaire : problèmes et enjeux

La loi EGALIM incite à réduire le gaspillage alimentaire dans les cantines scolaires. En effet, le gaspillage alimentaire est un problème à la fois économique et social déterminant.

00
min

La nourriture n’est pas une ressource gratuite, illimitée et accessible à tous. Pourtant, on en gâche chaque année en France 10 millions de tonnes, dont 42% en restauration collective et commerciale. En moyenne, on y gaspille même quatre fois plus qu’à la maison. Une partie de la loi EGalim de 2018 cible ce problème, afin de répondre aux enjeux économiques, écologiques et sociaux du gaspillage alimentaire.

Le gaspillage alimentaire : qu’est-ce que c’est ?

Le gaspillage alimentaire se définit précisément comme la perte d’aliments comestibles destinés à la consommation humaine. Il se produit à tous les stades de la chaîne alimentaire, de la production à la distribution.

Dans la restauration collective, le gaspillage alimentaire concerne notamment le stockage, la transformation et la consommation des produits. Lors du stockage, des Dates Limites de Consommation (DLC) sont oubliées et dépassées. Lors de la transformation, des plats sont cuisinés en trop grande quantité. Lors de la consommation, les convives laissent souvent des restes dans les assiettes. En prenant l’ensemble de ces facteurs en compte, l’ADEME (l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) estime que chaque convive gaspille en moyenne entre 150g et 200g par repas. Le gaspillage n’est pas toujours perceptible, mais est systématiquement réitéré. Les pertes se font donc petit à petit et non d’un seul coup. Ce sont les quelques pièces de viande ou de poisson cuisinées en trop, la salade décorative qui n’est pas mangée, le pain qui sèche et est jeté. Par effet d’accumulation, des habitudes de gaspillage s’installent et évoluent vite vers des enjeux plus profonds.

Pourquoi réduire le gaspillage alimentaire ?

L’enjeu économique

Le premier argument en faveur d’une politique active de réduction du gaspillage alimentaire est sans doute l’argument économique. Si la quantité de nourriture gaspillée est souvent sous-estimée, son coût l’est encore plus. En effet, les études menées par l’ADEME, aujourd’hui Agence de la Transition Écologique, estiment qu’en moyenne un restaurant de plus de 500 convives gâche entre 15 et 20 tonnes de nourriture par an. Cela représente entre 30 000 et 40 000 euros perdus chaque année. Ces économies pourraient en outre être réinvesties dans l’approvisionnement en produits bios et locaux, autre aspect important visé par la loi EGalim. Gâcher moins, c’est pouvoir consommer mieux.

Les pertes économiques du gaspillage alimentaire rivalisent avec ses dégâts écologiques. Jeter des aliments dont la production a nécessité de l’énergie, de l’eau, des terres et, dans la plupart des cas, des pesticides, est un réel problème pour la planète. Mieux rentabiliser les ressources naturelles et éviter les émissions inutiles de gaz à effet de serre est possible en réduisant le gaspillage alimentaire. Devant les enjeux écologiques actuels, une restauration collective durable ne peut qu’être attentive à ce que la production agricole ne soit jamais perdue.

Pour donner un ordre d’idée, le gaspillage alimentaire représente en France, sur l’ensemble de la chaîne alimentaire, 3% des émissions carbones nationales, soit 5 fois plus que le trafic aérien intérieur.

Le volet social

La réduction du gaspillage alimentaire comporte enfin un enjeu social non négligeable.

L’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation estime que chaque année, un tiers de la production alimentaire mondiale est perdue ou gaspillée. Soit 1,3 milliard de tonnes par an. Seulement un quart de ce chiffre suffirait à faire disparaître la faim dans le monde. La France ne fait pas exception à cette situation puisque 39% de la population a déjà souffert de la pauvreté[4]. Cela a pour effet de rendre difficile, chez un Français sur cinq, de prendre des repas sains et équilibrés trois fois par jour. Or, au lieu de jeter, les restaurants collectifs peuvent donner leurs excédents à des associations. Celles-ci distribuent ce qui est en trop à ceux qui n’ont pas assez. Développer les réseaux locaux contribue ainsi à établir une alimentation plus solidaire.

Que dit la loi ?

La loi EGalim du 30 octobre 2018 rend obligatoire la lutte contre le gaspillage alimentaire pour tous les opérateurs de restauration collective, aussi bien publics que privés. Concrètement, ceux-ci doivent établir des stratégies pour aller dans ce sens, et les rendre publiques après avoir effectué un diagnostic précis du gaspillage au sein de leurs structures. La loi EGalim étend le domaine de la loi Garot de 2016 à la restauration collective pour le don des excédents. Proposer de donner à des associations est désormais obligatoire pour les restaurants collectifs de plus de 3000 repas par jour. De plus, rendre les invendus alimentaires impropres à la consommation est passible de 3750€ d’amende.

Ces mesures visent à atteindre l’objectif de réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2025 dans la distribution et la restauration collective par rapport au niveau de 2015.

May 2020
Voir le webinaire
Filtrer par
Réinitialiser
Thank you! Your submission has been received!
Oops! Something went wrong while submitting the form.
Actualités

Comment les cantines participent à la reconstruction des filières locales au sein des projets alimentaires territoriaux (PAT) ?

La révolution du monde de la restauration collective est en marche. Mais comment les cantines accèdent-elles à plus de produits bios et locaux ? Depuis la promulgation de la loi EGALim en 2018, la création de nouveaux projets alimentaires territoriaux (PAT) se multiplie en France métropolitaine et nombre de ces projets placent les cantines au cœur de leur stratégie alimentaire territoriale. Suite à nos échanges avec certains PAT, nous avons décidé de nous attarder sur ces démarches collectives inspirantes.

00
min

La révolution du monde de la restauration collective est en marche. Mais comment les cantines accèdent-elles à plus de produits bios et locaux ? Depuis la promulgation de la loi EGALim en 2018, la création de nouveaux projets alimentaires territoriaux (PAT) se multiplie en France métropolitaine et nombre de ces projets placent les cantines au cœur de leur stratégie alimentaire territoriale. Suite à nos échanges avec certains PAT, nous avons décidé de nous attarder sur ces démarches collectives inspirantes.

Les projets alimentaires territoriaux (PAT)

Relocaliser l’agriculture et l'alimentation dans les territoires en soutenant l’installation d'agriculteurs, les circuits courts et les produits locaux dans les cantines, voilà la mission que se sont donnée les 392 projets alimentaires territoriaux (PAT) que l’on dénombre aujourd’hui en France. Si leur déploiement s’est largement accéléré grâce au plan de relance, les PAT sont le résultat de la Loi d’avenir pour l’agriculture promulguée en 2014. Les PAT sont des initiatives collectives rassemblant les acteurs d’un même territoire (collectivités, entreprises agricoles et agroalimentaires, artisans, citoyens, etc.) autour d’un projet de relocalisation de leurs filières agricoles et alimentaires. Ces démarches de terrain, volontaires et collectives, rassemblent les acteurs intéressés par les enjeux de l'alimentation. Après avoir réalisé un diagnostic de leur territoire, les parties prenantes réfléchissent à des solutions pragmatiques et adaptées pour répondre à leurs enjeux locaux.

(Schéma tiré du site du ministère de l’Agriculture ; 2022)

La cantine comme moteur de la relocalisation alimentaire

Les cantines sont des acteurs clés dans la mise en œuvre de Projets Alimentaires Territoriaux. C’est ce que confirme l’Observatoire national de la restauration bio et durable dans son dernier rapport de 2022. Parmi l’échantillon de près de 10 000 cantines appartenant à l’étude, 85% des communes sont affiliées à un PAT. Sur ces territoires, les restaurants scolaires disposent souvent d’initiatives mises en place par les PAT :

  • Des moyens de transformation (légumeries, ateliers de découpe, conserverie, etc.)
  • Des plateformes de producteurs
  • Des réseaux d’échanges de pratiques entre communes
  • Des chartes et autres supports qui définissent une qualité alimentaire pour le territoire.

Ces mesures facilitent l’accès à des approvisionnements locaux et de qualité pour les cantines scolaires, et permettent d'accroître la résilience alimentaire du territoire.

La conclusion du rapport de l’Observatoire et sans équivoque : “ Le rôle des cantines est donc incontournable pour parvenir à relocaliser l’alimentation d'un territoire. C’est autour de la restauration collective que s’organisent les compétences et se structurent des filières bio locales pour répondre aux attentes citoyennes croissantes. D’ailleurs, le rapport 2022 met en exergue l’emprise des projets alimentaires territoriaux sur l’échantillon : la grande majorité des territoires en avance sur le bio et le local dans leurs cantines ont naturellement adopté les PAT.” (ONRBD ; 2022)

Nona accompagne les collectivités et les PAT

Chez Nona, nous partageons la vision qu'ont les PAT de la restauration collective : un levier efficace pour sensibiliser les citoyens aux enjeux de l’alimentation responsable, et pour soutenir le développement de filières agricoles locales plus durables. C’est pour cela que nous avons créé un accompagnement territorial, pour soutenir les PAT à insuffler des changements de pratiques au sein des cantines volontaires, qui souhaitent entamer leur démarche de transition alimentaire.

Réduction du gaspillage alimentaire, aide à la conception de menus durables et de saison et à l’approvisionnement de qualité, respect des normes EGALim, Nona propose un outil de gestion simple et intuitif accessible aux collectivités souhaitant transformer les cantines de leur territoire.

Demandez une démo !

December 2022
Lire l’article complet
La Loi EGalim : guide et explications
Réglementation

La Loi EGalim : guide et explications

Maia résume la Loi EGalim pour vous aider à comprendre et atteindre ses objectifs, et vous dirige vers les ressources utiles pour vous accompagner et vous faire développer de bonnes pratiques.

00
min

La loi EGalim en quelques mots...‍

Promulguée en Novembre 2018, la loi EGalim est issue des Etats Généraux de l'Alimentation et œuvre pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable. La loi EGalim saisie l’opportunité de la restauration collective et ses 3 milliards de repas par an comme levier de la transition agro-alimentaire. Pour vous, maïa décrypte les 5 volets de cette loi et leur mise en place.

Atteindre 50% de produits durables dont 20% de produits Bio dans les menus :

Que signifie "produits durables" dans la restauration collective ? Quels produits sont pris en compte dans le calcul des ratios ?

Produits Durables (50%)

Les produits bénéficiant de labels officiels de qualité ou d'origine tels que :

  • le label rouge
  • l’appellation d’origine (AOC/AOP)
  • l’Indication Géographique (IGP)
  • la Spécialité Traditionnelle Garantie (STG)
  • la mention « issu d’une exploitation à Haute Valeur Environnementale » (HVE)
  • l'écolabel pêche durable
  • les produits bénéficiant du logo Région Ultrapériphérique (RUP)

On peut ajouter que les “produits fermiers” ou “de la ferme” sont qualifiés de durables même s’ils ne possèdent pas de labels à part entière. De même, les produits acquis selon des modalités prenant en compte les coûts imputés aux externalités environnementales liées au produit pendant son cycle de vie peuvent être pris en compte

Produits bio (20%)

Cette qualification concerne l'ensemble des produits issus de l'agriculture biologique ainsi que des produits végétaux en conversion de plus d’un an.

Comment les ratios sont-ils calculés ?

Le ratio est calculé en valeur HT d’achat en euro sur l'ensemble des produits alimentaires par année civile. Dès Janvier 2022, un bilan statistique de la mise en œuvre des obligations d’approvisionnement sur l’année civile devra être établi et télé-déclaré.

Exemple : pour 100€ d’achat de produits alimentaires, au moins 20€ (soit 20%) doivent être issus de l'agriculture biologique et au moins 50€ (soit 50%) de l'achat de produits durables.

Quelle place pour les produits locaux ?

‍Le caractère « local » d’un produit ne répond pas à une définition officielle et ne peut pas constituer un critère de sélection dans un marché public. Les produits « locaux » entrent dans le décompte des 50 % uniquement s’ils possèdent l’un des signes officiels compris dans la description des produits durables.

Les restaurants collectifs sont encouragés à développer l’approvisionnement en produits issus du commerce équitable ainsi que l’acquisition de produits obtenus dans le cadre de projets alimentaires territoriaux (P.A.T.), bien qu’ils ne soient pas comptabilisés dans les 50 %.​

Lutter contre le gaspillage alimentaire :

Depuis Janvier 2020, les établissements de restauration collective sont dans l’obligation de mettre en place des mesures afin de réduire le gaspillage alimentaire. Plusieurs initiatives encadre ce volet :

Interdiction de rendre impropres à la consommation les déchets alimentaires - Janvier 2020

Depuis le 21 octobre 2012, l’obligation de mettre en place une démarche de lutte contre le gaspillage alimentaire a été étendue aux opérateurs de la restauration collective privée.

Par ailleurs, l’interdiction de rendre impropres à la consommation les excédents alimentaires encore consommables est étendue à la restauration collective (amende de 3 750 €) à partir du 1er janvier 2020.

La lutte contre le gaspillage alimentaire a permis à certains acteurs de réduire leurs coûts et de réinjecter les économies générées dans l’achat de produits de meilleure qualité. De nombreuses innovations sont encore à venir dans ce domaine.

Obligation de don aux associations habilitées - Octobre 2021

En Octobre 2021, les établissements préparant plus de 3000 repas/jour seront dans l’obligation d’avoir établi une convention de dons avec une association habilitée.

Diversifier les protéines et mettre en place un menu végétarien :

Désormais, la restauration collective est tenue de diversifier les protéines servies dans ses repas.

Plan de diversification des protéines - Janvier 2019​

Les gestionnaires des restaurants collectifs de plus de 200 couverts sont tenus de présenter à leurs structures dirigeantes un plan pluriannuel de diversification de protéines incluant des alternatives à base de protéines végétales dans les repas qu’ils proposent.

Un menu végétarien par semaine - Janvier 2019​

Officiellement obligatoire depuis EGalim 2, les gestionnaires de TOUS les restaurants collectifs scolaires (publics ou privés) sont tenus de proposer au moins une fois par semaine un menu végétarien. Ce menu végétarien peut constituer une alternative à d’autres menus dans le cas où plusieurs menus sont proposés. Dans le cas où un menu unique est proposé, celui-ci devra être un menu végétarien.

Interdiction des ustensiles en plastique à usage unique - Janvier 2020​

Depuis janvier 2020, la mise à disposition des ustensiles à usage unique en matière plastique suivants est interdite (sauf matériaux compostables en compostage domestique et constitués, pour tout ou partie, de matières bio sourcées) : gobelets, verres, assiettes, pailles, couverts, piques à steak, couvercles à verre, plateaux-repas, pots à glace, saladiers, boîtes et bâtonnets mélangeurs pour boissons.

​Interdiction des bouteilles d'eau - Janvier 2020​

Depuis janvier 2020, l’utilisation de bouteilles d’eau plate en plastique est interdite en restauration scolaire​.

Interdiction des contenants alimentaires en plastique - 2025​

Au plus tard le premier janvier 2025, l’utilisation de contenants alimentaires de cuisson, de réchauffe ou de service en matière plastique sera interdite dans les services de restauration collective.

Informer chaque année les parents de vos ratios et de votre plan nutritionnel :

Depuis le 1er Janvier 2020, les convives doivent être informés une fois par an de la qualité des produits servis et des démarches entreprises par le restaurant collectif. De cette façon, le respect des ratios exigés (50% de produits durables dont 20% de produits Bio) doivent être affichés à la fin de chaque année civile. Le partage de ces informations doit se faire par affichage ou par voie électronique.

Cette mesure se cumule à l’obligation depuis 2018 d’informer les convives de la qualité nutritionnelle des menus servis.

Ressources : Générer votre affiche convives

FAQ de la loi EGalim :

Qui est concerné ?

Que ce soit les personnes âgées dans les Ehpads ou en portage de repas, les salariés via la restauration d’entreprise ou les enfants scolarisés, à part les restaurants de l’administration, c’est l’ensemble de la restauration collective et de ses acteurs qui est concerné. Ainsi, en ce qui concerne la restauration scolaire, la loi EGalim agit pour offrir à l’ensemble des enfants une alimentation de qualité.

Pourquoi la loi EGalim ?

La loi EGalim répond à un double enjeu: défendre les intérêts des producteurs français et rediriger l'approvisionnement des restaurants collectifs vers des achats de produits bruts dits de “qualité” tout en favorisant le circuit-court. Cette loi ambitieuse comporte à la fois des volets environnementaux et sociétaux en défendant une justice sociale d’accès à une alimentation saine pour tous.

Comment mettre en place la loi EGalim ?

La mise en place de la Loi EGalim nécessite l’instauration d’un certain nombre d’actions clées et de bonnes pratiques. Dans le but de faciliter la tâche administrative et notamment de traçabilité des produits, un outil peut être une solution efficace pour dégager du temps et avancer sur l’obtention des ratios demandés. N’hésitez pas à échanger avec d’autres cuisiniers pour voir ce qui est fait chez les voisins.

Pour aller plus loin, les sites gouvernementaux :

Il vous est difficile d’atteindre les objectifs Egalim ?

Retrouver nos solutions pour vous accompagner : www.maia.bio/solutions

August 2020
Lire l’article complet
Cantine à 1 euro : pour quelles collectivités et quels critères d’éligibilités ?
Actualités

Cantine à 1 euro : pour quelles collectivités et quels critères d’éligibilités ?

La cantine à 1 euro est une aide financière de l’État permettant aux familles défavorisées des communes rurales d’obtenir une tarification préférentielle sur le coût du repas.

00
min

La question de l'accès à une alimentation saine pour tous les enfants est au centre des préoccupations de l'État français. Dans cette optique, l'initiative de la cantine scolaire à 1 euro a été mise en place, visant à soutenir les familles à faible revenu dans les communes rurales tout en favorisant une alimentation équilibrée pour les élèves.

Une aide financière de l’État afin d’établir une tarification sociale des cantines scolaires

Lancée récemment, la cantine scolaire à 1 euro est une réponse concrète de l'État pour lutter contre l'inégalité d'accès à une alimentation saine. Ce programme vise à rendre la cantine accessible à toutes et tous, en particulier aux familles à revenu modeste. Il est important de mentionner que cette aide concerne uniquement les collectivités et donc la restauration scolaire des écoles maternelles et élémentaires.

La cantine à 1 euro : pour qui ?

La mesure est applicable pour les collectivités suivantes ayant la compétence de restauration scolaire :

  • être une collectivité éligible à la DSR Péréquation (dotation de solidarité rurale);
  • être un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) ou un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) dont au moins les 2/3 de la population sont domiciliés dans des communes éligibles à la DSR Péréquation.

Depuis le 1er avril 2021, l’ensemble des communes éligibles à la DSR Péréquation peuvent bénéficier de l’aide, et l’État s’engage sur trois ans au travers de la signature d’une convention avec la collectivité.

Quels sont les critères pour être éligible ?

L’aide est versée aux collectivités sous trois conditions :

  • Il est impératif que la tarification de la restauration scolaire soit établie sur une grille comprenant au moins trois tranches, déterminées en fonction des revenus familiaux ou idéalement du quotient familial. Parmi celles-ci, une tranche devrait être fixée à un montant inférieur ou égal à 1 €, tandis qu'une autre devrait dépasser ce seuil.
  • Le tarif inférieur ou égal à 1 € serait appliqué aux familles dont le quotient familial CAF est inférieur ou égal à 1 000 € (ou équivalent en fonction du nombre d'enfants).
  • Une délibération officielle (conseil municipal par exemple) sera nécessaire pour établir cette tarification sociale, avec une durée déterminée ou illimitée, assurant ainsi sa validité dans le temps.

Depuis le 1er avril 2021, l’aide de l’État est de 3 € par repas facturé à 1 € maximum.

Comment bénéficier de l’aide de l’État ?

Depuis septembre 2022, les collectivités qui ont mis en place une grille de tarification sociale doivent s'inscrire auprès de l'Agence de Services et de Paiement (ASP) en lui transmettant les documents suivants :

  • Le formulaire d'identification;
  • La délibération officialisant la mise en place de la tarification sociale;
  • La convention triennale signée entre la collectivité et l'État.

Ces collectivités s'engagent à soumettre leurs demandes de versement de l'aide à la fin du quadrimestre en cours et au plus tard dans les six mois qui suivent.

Toutes les informations nécessaires, ainsi que la documentation requise, sont disponibles sur le site de l'ASP. Vous y trouverez notamment la liste des municipalités éligibles à la Dotation de Solidarité Rurale (DSR).

Ressources additionnelles :

January 2024
Lire l’article complet
Végétalisation

Pourquoi introduire des plats végétariens ?

La consommation de plats végétariens a de nombreux bienfaits. Elle préserve notre santé en améliorant notre qualité de sommeil, protège la planète en épargnant nos ressources en eau et en émettant moins de gaz à effet de serre et est source d’économies budgétaires.

00
min

Meilleur pour la santé, plus écologique, plus économique… stopper ou réduire sa consommation de viande présente de multiples avantages mais cela semble difficile pour certains. Pourtant, nombreux sont ceux qui démontrent les bienfaits externes de l’introduction de plats végétariens :

Un menu végétarien pour préserver notre santé :

Les protéines végétales sont avantageuses car moins acidifiantes que les protéines animales. Les protéines végétales sont associées à des minéraux (potassium, calcium, magnésium et sodium) qui ont la particularité d’être facilement métabolisés en acide carbonique qui sera ensuite éliminé par les poumons, (contrairement aux protéines animales associées à d’autres minéraux -chlore, soufre et phosphore- qui, transformées en acide forts seront éliminés par les reins à la capacité limitée.)

Manger moins de viande permet alors de réduire notre temps de digestion et d’améliorer notre sommeil mais également d’augmenter notre vitalité grâce aux minéraux contenus dans les aliments végétaux.

En revanche, les protéines animales présentent l’avantage d’apporter les 8 acides aminés essentiels de manière équilibrée à l’organisme, tandis que les protéines végétales sont déficitaires en lysine pour celles provenant des céréales et en méthionine pour celles originaires des légumineuses. Il est donc conseillé d’associer une céréale à une légumineuse au cours d’un même repas, ce qui comble parfaitement le déficit.

Un menu végétarien pour protéger notre planète :

L’élevage émet 14,5% des gaz à effet de serre, soit plus que le secteur des transports.

Il faut 10 à 12 fois plus d’eau, de surface agricole et de pétrole pour produire des protéines bovines en système intensif que pour obtenir la même quantité de protéines végétales.

Manger végétal un jour par semaine réduit autant le volume de gaz à effet de serre que manger local toute la semaine.

Un menu végétarien pour faire des économies :

Le menu végétarien permet de maîtriser son budget et donc d'acheter à côté de la viande de meilleure qualité voire des produits biologiques souvent plus chers. De cette manière, grâce au menu végétarien, vous allez pouvoir privilégier des pratiques culturales plus vertueuses pour l’environnement (pas de pesticides et d’OGM pour une viande bio).

Vous cherchez des recettes pour mettre en place un menu végétarien dans votre cuisine ? Inscrivez-vous gratuitement à notre version P'tit Chef et ses 1200 fiches techniques.

July 2021
Lire l’article complet
Transition alimentaire

Portrait de Frédéric Perret-Breda : "Je baigne dans la cuisine depuis mon enfance"

Découvrez le portrait de notre cuisinier de Fontvieille, Frédéric Perret Predat. Voici un article retraçant son parcours et mettant en lumière ses aspirations.

00
min

Poursuivons notre série avec la rencontre de Frédéric Perret-Breda, directeur de la cuisine centrale de Fontvieille (Bouches-du-Rhône, 13) et cadre hôtelier, un professionnel passionné et consciencieux.

“Je baigne dans la cuisine depuis mon enfance”

Pour lui, prendre le tablier et régaler ses convives s’est vite imposé comme une évidence. Frédéric a toujours voulu être cuisinier. Petit, ce lyonnais de naissance préparait des gâteaux en famille et se plaisait à s’imaginer en faire son métier. Son environnement familial ne l’avait pas spécialement prédisposé à cette spécialité, ayant une mère fleuriste et un père entrepreneur en maçonnerie. Il a donc nourri et fait s’épanouir sa passion de sa propre attention.
Frédéric a commencé par travailler à son compte, a géré des restaurants, des hôtels, ou encore des bars… Il en a beaucoup appris, mais a souhaité, à la naissance de son troisième enfant, entrer en collectivité et embrasser un poste plus structuré. C’est ainsi qu’il entre chez Sodexo, en tant que chef de production. Il monte progressivement les échelons, et devient celui qu’il est à ce jour : directeur de la cuisine centrale de Fontvieille, et cadre hôtelier.

Et bien qu’il ait fait de sa passion son métier, Frédéric n’en n’a pas pour autant déserté la cuisine à la maison. Il y cuisine beaucoup, notamment avec Céline Ivars, sa femme, qui l’a d’ailleurs initié à la richesse de l’univers provençal. Il tient à nous le préciser : “chez nous, tout est fait maison, même le beurre”.

Une opportunité quotidienne de monter en compétences

Frédéric regarde d’un très bon œil la polyvalence que lui demande son travail, ainsi que les nouveautés récurrentes qui l’invitent à apprendre en permanence. Avec sa double-casquette, il touche à une variété de sujets et se voit très souvent suivre des formations pour rester “à jour”.

Il entretient sa créativité en testant fréquemment de nouvelles recettes chez lui, avant d’en discuter avec le chef de cuisine et son adjoint. L’équipe étudie alors les possibilités, en prenant en compte les commissions de menus et les demandes des convives. Et en intégrant d’autres paramètres dans la balance, puisqu’à l’exigence de sapidité s’ajoutent aussi des critères nutritionnels, qualitatifs ou encore relatifs à la loi EGalim.

Frédéric l’avoue, cela demande du temps de parvenir à trouver des combinaisons nutritionnellement intéressantes, en valorisant des produits de qualité tout en maîtrisant les coûts. Cependant, il n’abandonne pas son mantra : offrir une cuisine simple, mais de qualité.

Deux maîtres-mots : simplicité et naturalité

L’objectif de Frédéric n’est pas d’imaginer des “recettes pour améliorer les produits, mais plutôt de sélectionner des produits haut de gamme, de qualité, et de ne pas les abîmer lors de la préparation”. Il souhaite à tout prix protéger la naturalité de ses ingrédients, et évite donc des adjonctions de poivre ou de crème à des produits qui sont, de base, excellents.
Trouver le sensible point d’équilibre entre la liaison froide et la fragilité de ses matières premières : c’est une autre des qualités du cuisinier.

Mais ce que Frédéric aime par dessus tout : donner des saveurs aux repas des tout petits comme des plus âgés : il sert des convives allant de trois à cent trois ans. Les recettes favorites de ses convives ? Les raviolis frais et biologiques, et la terrine de rouget, dont on vous partage la recette ici.

Un dernier mot ?

Le cuisinier nous l’évoque à plusieurs reprises au cours de la conversation : les contraintes de la restauration collective sont déjà nombreuses, et à celles-ci se sont récemment ajoutées celles d’EGalim, ce qui multiplie les challenges. Frédéric est parti de zéro, sans informatisation des données; et il espère pouvoir adoucir son année d’ici quelques mois, après s’être familiarisé avec maïa et toutes ses fonctionnalités.

Il rêve par ailleurs :

  1. qu’EGalim intègre, dans le futur, les producteurs locaux pour pouvoir davantage travailler avec les agriculteurs d’à côté
  2. que les efforts en faveur de la lutte contre le plastique en restauration collective se poursuive
  3. que l’on réapprenne aux enfants à manger et à apprécier les produits frais, notamment en mettant l'accent sur une pédagogie alimentaire.

Merci Frédéric !

Vous êtes cuisinier ou cuisinière ? Vous souhaitez nous partager votre parcours ? Écrivons-nous !

December 2022
Lire l’article complet
Quand manger devient un acte citoyen engagé !
Transition alimentaire

Quand manger devient un acte citoyen engagé !

La mondialisation de notre système alimentaire est aujourd’hui fortement contestée par des mouvements engagés qui œuvrent pour une économie solidaire, locale et durable.

00
min

Une alimentation mondialisée qui doit d’être relocalisée

Dans un espace de plus en plus interconnecté, les chaînes d’approvisionnement alimentaire se mondialisent et il devient plus difficile d’assurer la traçabilité des aliments pendant toute la phase de production. Ceci explique pourquoi un grand nombre de consommateurs ne parviennent pas à comprendre précisément le fonctionnement de la chaîne alimentaire en France et en Europe en raison de sa complexité et son opacité. De plus, l’apparition de scandales alimentaires de plus en plus fréquents et graves (“crise de la vache folle” en 1996, “crise du concombre” en 2011, fraude à la viande de cheval en 2013, affaire Lactalis en 2017-2018) nuit à la crédibilité des pouvoirs publics dans la gestion de la chaîne d'approvisionnement agro-industrielle. En ce sens, l’émergence de mouvements citoyens traduit la volonté des consommateurs de proposer de nouveaux modes de production et de distribution des produits alimentaires de proximité offrant de nouvelles opportunités économiques. Les circuits courts, par exemple, ont le vent en poupe. Ils plaident en faveur des systèmes territorialisés d’alimentation, de la diversification et de la re-territorialisation de l’agriculture. Par conséquent, les entreprises agro-alimentaires, critiquées pour leur opacité et leur manquement en matière de sécurité sanitaire des aliments, sont amenés à s’adapter - non sans mal - et à prendre en considération ces nouvelles revendications pour répondre aux défis soulevés par l’approvisionnement alimentaire et restaurer la confiance des consommateurs en leurs produits.

Les lobbys engagés

Afin de mieux saisir le lien entre les préoccupations éthiques, économiques et environnementales des consommateurs ainsi que les actions menées par les citoyens pour valoriser une nouvelle gouvernance alimentaire, voici une présentation des différents mouvements faisant pression sur les pouvoirs publics à l’échelle locale et nationale pour promouvoir une alimentation saine et locale accessible à tous.‍

Les “Maires du siècle”


Logo du mouvement Les Maires du siècle


“Encourager les élus locaux à s’engager dans la transition écologique et dans l’alimentation durable”


L’initiative des “Mairies du siècle”, qui regroupe les élus locaux engagés dans la transition écologique, naît en 2019 de l’impulsion donnée par les membres du collectif français “On est prêt”.

Créée en 2018, il s’agit d’un mouvement à vocation internationale qui a pour objectif de mobiliser et de sensibiliser les citoyens sur les questions environnementales proposant des moyens d’action concrets pour promouvoir le développement durable et la transition écologique. De plus en plus conscients de l’aspect social de leur mission, les élus qui ont signé l’appel aux Maires du siècle mettent en place une politique cohérente d’aménagement du territoire qui permet de préserver l’activité agricole et la qualité de l’approvisionnement alimentaire. Si des actions en faveur de l’environnement ont été réalisées dans différentes communes depuis plusieurs années, l’initiative des “Mairies du siècle” invite les élus locaux et les citoyens à s’impliquer davantage et à proposer des mesures innovantes et efficaces dans le domaine environnemental, agricole et alimentaire.


Dès lors, ils cherchent à atteindre des objectifs ambitieux mais réalisables avec le soutien des communes, tels que :


  • Proposer une alimentation biologique moins carnée, locale et équitable dans la restauration collective (écoles, hôpitaux, maisons de retraite, entreprises, …) ;


  • Mettre fin au développement de grandes surfaces commerciales sur le territoires afin de réduire l’artificialisation des sols ;


  • Donner la priorité aux mobilités actives (comme la marche, le vélo ou la trottinette) dans l’espace public afin de réduire la consommation d’énergie d’origine fossile et la pollution de l’air.


De cette façon, les “Maires du siècle” prennent en compte les revendications de leurs administrés en matière d’alimentation saine et mènent des campagnes de sensibilisation auprès du grand public à l’échelle locale pour promouvoir la préservation de l’environnement et du territoire face à l’urgence climatique.


Pour en savoir plus sur l’initiative des “Maires du Siècle”, rendez-vous sur le site du collectif français “On est prêt”.




“Cantine verte”

Logo du mouvement Cantine verte


“Améliorer l’offre alimentaire dans la restauration collective scolaire”


Le mouvement “Cantine verte” a été lancé en mai 2019 en France par Greenpeace. A travers le mouvement des cantines vertes, chaque citoyen peut agir à son niveau et lancer une campagne pour l’introduction d’un plus grand nombre de menus végétariens et bios dans les cantines scolaires et universitaires. Chaque année, près de 3 milliards de repas sont servis dans les cantines des écoles. Pour beaucoup de consommateurs, il s’agit du seul repas équilibré de la journée. Par ses volumes d’achats et le nombre de convives, la restauration collective constitue alors un levier puissant pour relocaliser les systèmes alimentaires de la production à la consommation et réorienter l’offre agricole vers des systèmes de production moins polluants.


Les “cantines vertes” promues par Greenpeace visent à répondre à un double objectif : réduire la pollution causée par les industries agroalimentaires et favoriser l’accès à une alimentation saine et de qualité. Il s’agit non seulement d’une question de santé publique, puisqu’une une consommation excessive de viande , qui plus est industrielle, peut avoir des répercussions défavorable sur la santé des enfants, mais également d’une préoccupation environnementale grandissante à l’heure où l’élevage industriel est responsable de près de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. Par conséquent, certaines villes comme Lille, Toulouse, Grenoble et Nantes ont déjà fait le choix d’introduire deux menus sans viande ni poisson par semaine.

Les grandes villes réalisent que l’adoption d’une alimentation plus végétale est une action de prévention majeure pour la santé des populations. La mise en œuvre de projets alimentaires territoriaux dans le domaine de la restauration collective apparaît alors comme la réponse la plus adaptée pour répondre aux enjeux soulevés par ces problèmes environnementaux et sanitaires.


Grâce à ce mouvement social et solidaire, les citoyens peuvent agir à leur niveau en rejoignant une campagne locale ou en créant une afin d’inciter les représentants locaux à proposer une nouvelle offre alimentaire bio et végétarienne aux enfants et aux étudiants. Ils peuvent créer ou rejoindre une campagne qui s’adresse aux responsables de la gestion des cantines scolaires, à savoir les maires pour les cantines des écoles primaires, aux directeurs des collèges ou lycées ou aux gestionnaires des restaurants universitaires.


Pour en savoir plus sur le mouvement “Cantine verte”, rendez-vous sur le site de Greenpeace France.‍

Les épiceries solidaires


Illustration des épiceries solidaires


“Garantir aux populations isolées l’accès à une alimentation saine “


Depuis près de vingt ans, l’Association Nationale de Développement des Epiceries Solidaires (ANDES) développe en France un réseau d’épiceries solidaires. Cette association œuvre pour que l'accès à l'alimentation soit un droit pour tous et puisse constituer une passerelle vers l'insertion durable des personnes en situation de précarité. Les épiceries solidaires sont des structures d’aide alimentaire qui proposent des produits de consommation courante en libre service contre une faible participation financière (bien souvent, 20% du prix proposé à la vente par les commerçants). Ces épiceries proposent à la vente des produits frais, diversifiés et de qualité à l’attention des personnes connaissant des difficultés financières. Les personnes pouvant acheter des produits de première nécessité dans ces structures sont des travailleurs précaires, des familles monoparentales, des jeunes sans ressources ou des retraités isolés. De fait, les épiceries solidaires tendent à répondre à des problématiques de santé publique et de société.


Avec près de quatre cent épiceries sociales et solidaires implantées en France métropolitaine et dans les DOM-TOM, l’ANDES est le cinquième acteur de l’aide alimentaire en France et le premier réseau national d’épiceries solidaires. Ces épiceries existent grâce au financement de partenaires publics (Etat, conseils régionaux, conseils départementaux, CAF, …) et privés (industries agroalimentaires, enseignes de la grande distribution, fondations, dons de particuliers, …). Ainsi elles sont animées au niveau local par des équipes de bénévoles issus de la société civile. En ce sens, l’ANDES souhaite atteindre un triple objectif à travers le développement de ces épiceries solidaires et sociales :


  • Favoriser l’accès des populations en situation de fragilité économique et sociale à une alimentation diversifiée et de qualité, notamment via l’approvisionnement en fruits et légumes frais des épiceries solidaires ;


  • Animer et développer le réseau en renforçant la professionnalisation des équipes grâce à des formations et des partages de bonnes pratiques ;


  • Oeuvrer pour l’accès et le retour à l’emploi des chômeurs de longue durée via un accompagnement individuel.


Au-delà d’un espace de vente, les épiceries solidaires sont des lieux d’accueil et d’échanges pour les personnes isolées ou précaires. Elles remplissent une mission à la fois économique et sociale en offrant une aide alimentaire et un accompagnement individuel aux personnes qui souhaitent se réinsérer dans la société.


Pour en savoir plus sur le réseau des épiceries solidaires et sociales en France, rendez-vous sur le site de l’ANDES.

July 2021
Lire l’article complet
Restez informé

Les ressources Nona
/directement dans votre boîte mail./

Bonnes pratiques, actualités réglementaires, portraits de cuisiniers engagés :
une sélection mensuelle de contenus concrets pour avancer.

Pas de spam. Désabonnement en un clic à tout moment.
Foire aux questions

Les questions qu'on nous pose souvent

Nona fonctionne-t-il pour la restauration commerciale ?

Oui. Nona s'adresse aussi aux restaurants, hôtels et traiteurs qui souhaitent centraliser leurs achats, sécuriser leur conformité sanitaire et gagner en rentabilité.

Quelle est la différence entre Nona et les autres logiciels de gestion ?

Nona est le seul outil qui synchronise menus, achats et hygiène, avec une donnée fournisseur actualisée en temps réel, là où la concurrence travaille avec des catalogues statiques.

Combien de temps faut-il pour prendre en main l'outil ?

Le déploiement se fait en 3 mois avec un accompagnement personnalisé : e-learning, formation intensive, puis points de suivi. L'outil est utilisable dès les premières semaines.

Nona m'aide-t-il à respecter la loi EGalim ?

Oui. Nona suit automatiquement vos ratios d'achats durables et génère vos télédéclarations EGalim en un clic.

Nona s'adapte-t-il à toutes les tailles de structure ?

Oui, sur trois niveaux. Pour une cuisine gérée par un seul cuisinier, l'interface est simple et intuitive sans complexité inutile. Pour les structures multisites, Nona centralise les référentiels recettes et fournisseurs et facilite les échanges entre établissements. Pour les cuisines centrales, il gère les groupes de menus, les documents de production et les droits d'accès jusqu'aux satellites.

Vous n’avez pas trouvé la réponse à votre question ?

Échangeons 30 minutes pour voir si Nona correspond à votre situation.