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Réglementation, bonnes pratiques, portraits de terrain, transition alimentaire : des contenus concrets pour les professionnels qui veulent voir clair sur leur cuisine et avancer.

Le gaspillage alimentaire : problèmes et enjeux
Gaspillage

Le gaspillage alimentaire : problèmes et enjeux

La loi EGALIM incite à réduire le gaspillage alimentaire dans les cantines scolaires. En effet, le gaspillage alimentaire est un problème à la fois économique et social déterminant.

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La nourriture n’est pas une ressource gratuite, illimitée et accessible à tous. Pourtant, on en gâche chaque année en France 10 millions de tonnes, dont 42% en restauration collective et commerciale. En moyenne, on y gaspille même quatre fois plus qu’à la maison. Une partie de la loi EGalim de 2018 cible ce problème, afin de répondre aux enjeux économiques, écologiques et sociaux du gaspillage alimentaire.

Le gaspillage alimentaire : qu’est-ce que c’est ?

Le gaspillage alimentaire se définit précisément comme la perte d’aliments comestibles destinés à la consommation humaine. Il se produit à tous les stades de la chaîne alimentaire, de la production à la distribution.

Dans la restauration collective, le gaspillage alimentaire concerne notamment le stockage, la transformation et la consommation des produits. Lors du stockage, des Dates Limites de Consommation (DLC) sont oubliées et dépassées. Lors de la transformation, des plats sont cuisinés en trop grande quantité. Lors de la consommation, les convives laissent souvent des restes dans les assiettes. En prenant l’ensemble de ces facteurs en compte, l’ADEME (l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) estime que chaque convive gaspille en moyenne entre 150g et 200g par repas. Le gaspillage n’est pas toujours perceptible, mais est systématiquement réitéré. Les pertes se font donc petit à petit et non d’un seul coup. Ce sont les quelques pièces de viande ou de poisson cuisinées en trop, la salade décorative qui n’est pas mangée, le pain qui sèche et est jeté. Par effet d’accumulation, des habitudes de gaspillage s’installent et évoluent vite vers des enjeux plus profonds.

Pourquoi réduire le gaspillage alimentaire ?

L’enjeu économique

Le premier argument en faveur d’une politique active de réduction du gaspillage alimentaire est sans doute l’argument économique. Si la quantité de nourriture gaspillée est souvent sous-estimée, son coût l’est encore plus. En effet, les études menées par l’ADEME, aujourd’hui Agence de la Transition Écologique, estiment qu’en moyenne un restaurant de plus de 500 convives gâche entre 15 et 20 tonnes de nourriture par an. Cela représente entre 30 000 et 40 000 euros perdus chaque année. Ces économies pourraient en outre être réinvesties dans l’approvisionnement en produits bios et locaux, autre aspect important visé par la loi EGalim. Gâcher moins, c’est pouvoir consommer mieux.

Les pertes économiques du gaspillage alimentaire rivalisent avec ses dégâts écologiques. Jeter des aliments dont la production a nécessité de l’énergie, de l’eau, des terres et, dans la plupart des cas, des pesticides, est un réel problème pour la planète. Mieux rentabiliser les ressources naturelles et éviter les émissions inutiles de gaz à effet de serre est possible en réduisant le gaspillage alimentaire. Devant les enjeux écologiques actuels, une restauration collective durable ne peut qu’être attentive à ce que la production agricole ne soit jamais perdue.

Pour donner un ordre d’idée, le gaspillage alimentaire représente en France, sur l’ensemble de la chaîne alimentaire, 3% des émissions carbones nationales, soit 5 fois plus que le trafic aérien intérieur.

Le volet social

La réduction du gaspillage alimentaire comporte enfin un enjeu social non négligeable.

L’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation estime que chaque année, un tiers de la production alimentaire mondiale est perdue ou gaspillée. Soit 1,3 milliard de tonnes par an. Seulement un quart de ce chiffre suffirait à faire disparaître la faim dans le monde. La France ne fait pas exception à cette situation puisque 39% de la population a déjà souffert de la pauvreté[4]. Cela a pour effet de rendre difficile, chez un Français sur cinq, de prendre des repas sains et équilibrés trois fois par jour. Or, au lieu de jeter, les restaurants collectifs peuvent donner leurs excédents à des associations. Celles-ci distribuent ce qui est en trop à ceux qui n’ont pas assez. Développer les réseaux locaux contribue ainsi à établir une alimentation plus solidaire.

Que dit la loi ?

La loi EGalim du 30 octobre 2018 rend obligatoire la lutte contre le gaspillage alimentaire pour tous les opérateurs de restauration collective, aussi bien publics que privés. Concrètement, ceux-ci doivent établir des stratégies pour aller dans ce sens, et les rendre publiques après avoir effectué un diagnostic précis du gaspillage au sein de leurs structures. La loi EGalim étend le domaine de la loi Garot de 2016 à la restauration collective pour le don des excédents. Proposer de donner à des associations est désormais obligatoire pour les restaurants collectifs de plus de 3000 repas par jour. De plus, rendre les invendus alimentaires impropres à la consommation est passible de 3750€ d’amende.

Ces mesures visent à atteindre l’objectif de réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2025 dans la distribution et la restauration collective par rapport au niveau de 2015.

May 2020
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Terres du Pays d'Othe : des agriculteurs engagés qui révolutionnent la filière alimentaire

« Nourrir sainement, durablement, procurer du plaisir en mangeant et faire en sorte que ce soit compatible avec un développement juste… c’est ce qu’il y a de plus gratifiant. » – Zoltan Kahn, agriculteur bio et Directeur Général de Terres du Pays d’Othe

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« Nourrir sainement, durablement, procurer du plaisir en mangeant et faire en sorte que ce soit compatible avec un développement juste… c’est ce qu’il y a de plus gratifiant. »

– Zoltan Kahn, agriculteur bio et Directeur Général de Terres du Pays d’Othe

Dans cet article, découvrez Terres du Pays d’Othe, nouveau partenaire de nona. Née d’une association d’agriculteurs bio installés sur les aires de captage des Eaux de Paris, cette entreprise réinvente la filière alimentaire sur son territoire pour proposer une alimentation plus saine, locale et accessible, le tout en préservant la ressource en eau. A travers une démarche coopérative et un modèle intégré de production et de transformation, ils reprennent la main sur leur production et dessinent un nouvel avenir possible pour l’agriculture.

Sommaire

Terres du Pays d’Othe : une agriculture bio d’intérêt général

Une filière complète et intégrée, de la graine à l’assiette

De l’initiative régionale au changement systémique

Un engagement personnel moteur

Notre approche partenariale

La prochaine étape est économique

Conclusion ? il faut passer à l’acte !

Terres du Pays d’Othe : une agriculture bio d’intérêt général

A l’origine de Terres du Pays d’Othe, une rencontre entre besoins agricoles concrets et politiques publiques sur un territoire particulier. Entre Bourgogne et Champagne, les terres agricoles du Pays d’Othe se situent sur les aires de captage d’eaux de la ville de Paris. Ce territoire stratégique a fait converger les intérêts des producteurs bio, en quête de débouchés stables, et ceux de la ville de Paris, qui cherchait à préserver la ressource en eau tout en soutenant le développement de systèmes alimentaires durables. De ces différents besoins est né, en 2018, un projet entrepreneurial et collectif inédit.

Aujourd’hui entreprise de l’économie sociale et solidaire, Terres du Pays d’Othe poursuit trois missions principales et essentielles :

  1. Valoriser l’agriculture bio, générer des revenus pour les agriculteurs et la rendre accessible au plus grand nombre
  2. Protéger la ressource en eau et préserver sa qualité en cultivant de manière responsable sur des zones stratégiques
  3. Fournir une alimentation saine, locale et durable, en priorité à la restauration collective mais pas uniquement

Du lien clé entre qualité de l’alimentation et qualité de l’eau potable, l’initiative d’abord privée a permis de lier différentes dynamiques de transition et de faire de sa démarche un projet d’intérêt général. Aujourd’hui, les agriculteurs membres de Terres du Pays d’Othe produisent, transforment, distribuent, militent et s’imposent progressivement dans un écosystème complexe et parfois hostile au changement.

Une filière complète et intégrée, de la graine à l’assiette

Terres du Pays d'Othe est unique par sa capacité à maîtriser l’ensemble de la chaîne alimentaire. Concrètement, de la production des matières premières à l’expédition des produits finis, l’entreprise fait tout : ”On a un site unique avec plein d'ateliers. On reçoit les graines et on transforme tout sur place. Et donc c’est ce qui nous rend forts parce que tout est intégré. On n'a pas de rupture de charge [logistique], donc pas de coûts de transport ni de coûts de transaction inutiles.” Et les bénéfices de cette organisation sont nombreux. Autonome, l’entreprise réduit ses coûts et propose des produits finis sains, traçables, à faible empreinte carbone et qui permettent une juste rémunération des producteurs.

Terres du Pays d'Othe produit et commercialise ainsi une large gamme de produits - légumes secs, farines, pâtes, huiles, rôtis végétaux, jus - à partir d’ingrédients de qualité pour les collectivités, les professionnels, la distribution, les particuliers et en volumes conséquents. “On fait du circuit-court mais à des débouchés nationaux. Notre but est de développer l’agriculture biologique sur le territoire, de valoriser les produits qui en sont issus ainsi que leurs producteurs”.

Aujourd’hui, les produits qui conservent les caractéristiques particulières de leur terroir et cette logique de circuit-court ont fait leur preuve et continuent d’évoluer. Deux projets d’extension de l’activité sont prévus dans l’année - un projet de conserverie et un projet de gamme décortiquée - et plusieurs partenariats sont également en cours de négociation. “La zone des aires de captage c’est 25000 hectares donc on a une capacité aujourd’hui à augmenter notre production sur le territoire et à la valoriser davantage. Mais l’objectif n’est pas de devenir grossiste. Nous sommes transformateurs, et notre modèle est un modèle de développement de la consommation d’aliments bio qui proviennent de notre région et un modèle de valorisation. Et pour avoir un maximum d’impact aussi bien sur les consommateurs que sur les producteurs, il faut faire un maximum de volume tout en restant fidèle à notre production artisanale”.

A la croisée des transitions agro-écologique, alimentaire et économique, l’engagement et l’utilité du projet sont reconnus. D’abord Lauréat des investissements d’avenir à France 2030 et Lauréat du Fond Avenir Bio, Terres du Pays d’Othe est maintenant en cours de certification Max Havelaar, label qui lui permettra de garantir sa démarche de commerce équitable.

Terres du Pays d’Othe recrée du lien entre les acteurs du territoire et propose un modèle plus juste et solidaire. Tout le monde y est gagnant. “C’est extraordinaire de retrouver le lien entre mon champ et la bouche qui va consommer le produit ! Avec Terres du Pays d’Othe, on recrée du lien entre la terre et le mangeur, et je pense que c’est extrêmement sain, c’est très important pour les agriculteurs.”

De l’initiative régionale au changement systémique

Un engagement personnel moteur

Aux commandes du projet, Zoltan Kahn - agriculteur engagé, directeur d’une entreprise de consulting et Directeur Général de Terres du Pays d’Othe - ne compte pas ses heures. Pour lui, les motivations sont nombreuses. Passionné d’agriculture depuis l’enfance, il a à cœur de respecter l’environnement et son écosystème. A ces convictions écologiques s’ajoutent le plaisir de bien manger et l’envie de rendre une alimentation saine et de qualité accessible au plus grand nombre.

Un homme, trois casquettes mais surtout un constat : faire évoluer les pratiques nécessite beaucoup de temps, d’engagement et n’est pas toujours rentable. Il faut savoir bien s’entourer et garder le cap ! “Nourrir sainement, durablement, procurer du plaisir en mangeant et faire en sorte que ce soit compatible avec un développement économique, environnemental et social juste, c’est… De tous mes métiers, c’est ce qu’il y a de plus gratifiant. Ce n’est pas du tout celui qui rapporte le plus mais à part peut-être l’éducation ou la culture, je ne vois pas de mission qui fasse plus de sens”.

A présent, tout l’enjeu est de continuer à faire vivre cet engagement en diffusant plus largement le message et en soutenant le développement de ce modèle sur d’autres territoires. “Dans le modèle de Terres du Pays d'Othe est compris sa réplication. C'est-à-dire le fait que l'on soit capable d'accompagner soit d’autres territoires, soit d'autres agriculteurs pour faire la même chose. Ce qui est important c’est qu’on est une initiative privée mais qui en réalité travaille sur l’intérêt général. Donc nous, notre espoir et notre volonté c’est de développer d’autres “Terres de…” sur le même modèle”.

Une approche partenariale commune

C’est dans cette logique de coopération et de développement du projet que s’inscrit le partenariat avec nona. Comme nona, ce fournisseur engagé redonne du sens à nos assiettes, notamment en restauration collective.

Dans la démarche de transition vers une alimentation durable, le travail de produit brut et le fait-maison sont indispensables. Or, et c’est une problématique également identifiée par Terres du Pays d’Othe, tout le monde n’a pas nécessairement l’appétence et les compétences pour le faire. “La resto co, comme le secteur agricole, a besoin de sortir de ses vieux réflexes, c’est exactement pareil. Et pour ça elle a besoin de compétences, d’outils qui lui donnent des idées, qui l’aident à la fois à concevoir et planifier sa production, qui lui facilitent la vie tout simplement. Parce qu’on a demandé à la restauration collective de modifier ses pratiques d’achat et ses façons de faire mais on n’a pas amélioré ses dotations en moyens. Donc tout ce qui peut les aider et les accompagner c’est fondamental pour nous.”

C’est donc en travaillant ensemble que l’on peut valoriser et soutenir des filières plus exigeantes et montrer que la transition de nos modèles agricoles et alimentaires est possible.

La prochaine étape est économique

Pourquoi ce modèle n’est-il pas plus répandu? Qu’est-ce qui freine le passage à un mode de production qui fait sens et crée du lien sur le territoire? Sur ces questions, Zoltan Kahn n’hésite pas une seconde : “Le principal frein c’est le revenu. [...] Le problème aujourd’hui, en France, c’est qu’on a monté tout un système de filière longue et qu'on n’apporte pas aux agriculteurs une sécurité économique quand on les embarque dans la transition agroécologique et alimentaire”. Cela est d’autant plus problématique que la part des distributeurs est trop élevée, bien plus que dans d’autres pays. Dans ce système, deux victimes : le producteur et le consommateur, éloignés par une chaîne d’intermédiaires et leurs profits : “On a choisi de donner beaucoup d'argent à l'Etat et beaucoup d'argent aux gros opérateurs entre le producteur et le consommateur. C'est un choix politique dont on n'arrive pas à sortir et qui ne peut pas marcher durablement”

Face à cette situation, il est catégorique, la clé du changement est économique et le soutien politique indispensable. Il estime que l'agriculture doit davantage être pensée comme un levier systémique mais qu’une réelle stabilité économique doit être créée pour pérenniser les modèles agricoles durables. “Un agriculteur c'est un entrepreneur qui compte et il ne refusera jamais de mettre du sens s'il peut nourrir sa famille. Si on crée un système rémunérateur et qui en plus fait sens, on embarquera tout le monde! Encore faut-il le faire”.

Un mot pour conclure?

Il est temps de passer à l’acte ! “On a mis de l'argent sur l'animation, sur les PAT, sur la gouvernance, tout ça on l’a fait. Mais ces gens-là, ça fait 25 fois qu’ils se voient et maintenant on n’apprend plus rien. Maintenant, le problème c'est le système économique. [...] On a su le faire pour la transition énergétique et l’achat de voitures électriques. Maintenant il faut faire de la bonification sur EGalim ou du chèque alimentaire pour faire en sorte d’orienter les choix alimentaires des foyers, mais quand va-t-on le faire? Une fois qu’on a compris les enjeux, qu’on a sensibilisé les acteurs et créé des valeurs communes, il faut passer à l’acte ! et pour passer à l’acte, à un moment donné, comme dans toute transition, il n’y a pas d’autre solution que de mettre de l’argent sur la table. On est dans un monde payant, voilà tout.”

June 2025
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Méthode HACCP : guide pratique pour la restauration (collective)
Hygiène

Méthode HACCP : guide pratique pour la restauration (collective)

Méthode HACCP en restauration : comprendre les 7 principes pour mieux les appliquer.

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Saviez-vous que la méthode HACCP a été conçue dans les années 1960 par la NASA pour prévenir les risques d’intoxication alimentaire lors des missions spatiales ? Son objectif : garantir une sécurité alimentaire absolue, même dans des conditions extrêmes.

Depuis, cette méthode a largement prouvé son efficacité. C’est aujourd’hui un incontournable des cuisines professionnelles, notamment en restauration collective. Grâce à une approche rigoureuse et structurée, l’HACCP permet – quelle que soit la taille de l’établissement – d’identifier, d’évaluer et de maîtriser les dangers liés à la sécurité sanitaire des aliments avant qu’ils ne surviennent.

Mais avec ses 7 principes clés et ses nombreuses exigences, cette méthode peut sembler complexe, surtout sans accompagnement ou formation adaptée. Or bien comprendre l’HACCP est essentiel pour l’appliquer efficacement au quotidien.

C’est pourquoi nona vous propose, dans cet article, un guide pratique de l’HACCP spécialement conçu pour les professionnels de la restauration. Avec nous, découvrez les bases, les étapes incontournables, et les conseils concrets pour mettre en place une démarche HACCP solide, conforme aux exigences sanitaires.

Qu’est-ce que la méthode HACCP?

De la NASA aux cuisines de restauration collective, le lien n’est peut être pas évident. Reprenons les bases.

Définition et objectif

La méthode HACCP – pour Hazard Analysis Critical Control Point, ou en français Analyse des dangers et points critiques pour leur maîtrise – est un système préventif de gestion de la sécurité sanitaire des aliments.

Elle vise à identifier, évaluer et maîtriser les dangers biologiques, chimiques ou physiques pouvant compromettre la salubrité des aliments, avant qu’un problème ne survienne.

Rappel du cadre réglementaire

Développée à l’origine par la NASA dans les années 1960, cette méthode est aujourd’hui reconnue au niveau international comme une référence en matière de sécurité alimentaire. Elle constitue le socle des démarches qualité dans l’agroalimentaire et la restauration, notamment dans le cadre du Paquet Hygiène, un ensemble de règlements européens encadrant l’hygiène alimentaire.

En France, l’application de la méthode HACCP est une obligation réglementaire pour les établissements de restauration collective (cantines scolaires, cuisines centrales, EHPAD, hôpitaux, etc.). Elle s’inscrit dans le cadre plus large du Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS), document qui formalise l’ensemble des procédures mises en place pour garantir la sécurité des denrées (lire notre article sur le PMS).

À noter : la méthode HACCP ne remplace pas les bonnes pratiques d’hygiène, elle les complète en structurant une analyse des risques adaptée à chaque établissement.

Pourquoi l’HACCP est-elle incontournable en restauration collective ?

En restauration, garantir la sécurité sanitaire des aliments est une priorité absolue. Chaque étape, de la livraison à l’assiette, représente un point de vigilance potentiel : contamination croisée, rupture de la chaîne du froid, cuisson insuffisante, contact avec un allergène non déclaré…

La restauration collective, plus particulièrement, présente des enjeux sanitaires spécifiques : elle s’adresse souvent à des populations dites sensibles (enfants, personnes âgées, patients…), traite des volumes importants de denrées, et est souvent soumise à une forte exigence de traçabilité. Dans ce contexte, la méthode HACCP est bien plus qu’un outil réglementaire, elle représente un véritable outil de performance, de fiabilité et de confiance, tant pour les équipes que pour les convives.

  1. C’est une obligation légale.
  2. C’est un pilier essentiel du PMS.
  3. C’est une réponse adaptée au contexte des cuisines de restauration.
  4. C’est un outil de performance et d’efficacité.
  5. C’est un levier de confiance.

Une obligation légale

Depuis l'entrée en vigueur du Paquet Hygiène en 2006, tous les établissements de restauration doivent être en mesure de démontrer qu’ils maîtrisent la sécurité sanitaire de leurs productions. Pour cela, la réglementation européenne impose la mise en œuvre de procédures basées sur les principes de l’HACCP.

Le non-respect de cette obligation peut entraîner des sanctions administratives, voire pénales, en cas de manquement grave.

Un pilier essentiel du PMS

Le PMS regroupe l’ensemble des documents et procédures liés à la sécurité sanitaire des aliments. La méthode HACCP en est un élément central, aux côtés des bonnes pratiques d’hygiène (BPH), des procédures de traçabilité, de gestion des non-conformités, etc. Découvrez notre article complet sur le Plan de Maîtrise Sanitaire et la gestion de l'hygiène en restauration : lire l'article.

En intégrant l’HACCP dans le PMS, les équipes disposent d’un cadre clair pour anticiper les risques, formaliser leurs pratiques et faciliter les contrôles officiels.

Une réponse adaptée au contexte des cuisines de restauration

L’HACCP permet de structurer une démarche 100% personnalisée, fondée sur une analyse des dangers propres à chaque établissement : fonctionnement en liaison chaude ou froide, fréquence des livraisons, gestion des allergènes, etc. Elle s’adapte à la taille de la structure, à ses modes de fonctionnement, aux contraintes locales, sans imposer un modèle unique.

Un outil de performance et d’efficacité

Au-delà de la conformité réglementaire, un plan HACCP bien structuré peut devenir un véritable moteur d’efficacité en cuisine. En clarifiant les responsabilités, en standardisant les gestes et en anticipant les risques, il permet de fluidifier les opérations quotidiennes : moins d’imprévus, moins de pertes, moins de temps passé à gérer des non-conformités. Les procédures de contrôle deviennent plus rapides, les prises de décision plus réactives, et les équipes gagnent en autonomie. En somme, l’HACCP devient un outil de pilotage opérationnel, qui renforce à la fois la rigueur sanitaire et l’organisation du travail.

Un levier de confiance

Un plan HACCP rigoureux et bien appliqué renforce la confiance à tous les niveaux: équipes opérationnelles, autorités et convives. Il donne aux équipes un cadre clair et rassurant, dans lequel chacun sait ce qu’il doit faire et pourquoi. Cette visibilité favorise l’engagement, la cohérence des pratiques et la fierté du travail bien fait. Côté convives, notamment dans les structures accueillant des publics fragiles, il contribue à instaurer un sentiment de sécurité alimentaire durable. Enfin, pour les gestionnaires, les élus ou les autorités de contrôle, un plan HACCP maîtrisé est un marqueur de sérieux et de professionnalisme : il témoigne d’une restauration collective organisée, responsable et digne de confiance.

Les 7 principes fondamentaux de la méthode HACCP, expliqués simplement

La méthode HACCP repose sur 7 principes clés, conçus pour identifier les dangers, les maîtriser, et garantir la sécurité sanitaire des aliments. Par sa précision et sa rigueur, elle guide les professionnels de la restauration dans la gestion quotidienne des risques.

Plus concrètement, c’est :

  1. Analyser les dangers
  2. Déterminer les points critiques pour leur maîtrise (CCP)
  3. Fixer les limites critiques
  4. Mettre en place un système de surveillance
  5. Définir les actions correctives
  6. Établir des procédures de vérification
  7. Mettre en place un système de documentation

Analyser les dangers

Il s’agit pour commencer d’identifier tous les dangers potentiels, susceptibles d’altérer la sécurité des aliments, et ce à chaque étape du processus de production (réception, stockage, préparation, service...). Parmi ces derniers, on distingue généralement 3 catégories. Ils peuvent être :

  • Biologiques : bactéries pathogènes (Listeria, Salmonella, etc.)
  • Chimiques : résidus de produits de nettoyage, allergènes
  • Physiques : corps étrangers (éclats de verre, morceaux de plastique)

Par exemple, lors de la réception des denrées, un risque de rupture de la chaîne du froid peut entraîner une prolifération microbienne.

Déterminer les points critiques pour mieux les maîtriser (CCP)

Un CCP (Critical Control Point) est une étape du processus à laquelle il est essentiel d’agir pour éliminer ou réduire un danger à un niveau acceptable. Chaque cuisine collective doit identifier ses propres CCP, en fonction de ses pratiques.

La cuisson d’un plat de viande peut par exemple être un CCP. Au cours de la cuisson, la viande doit atteindre une température à cœur de 63 °C minimum pour détruire les bactéries.

Fixer les limites critiques

Chaque CCP doit avoir une valeur seuil à ne pas dépasser pour garantir la sécurité alimentaire. Ces limites doivent être mesurables et vérifiables.

Dans les frigos par exemple, la température de conservation des produits réfrigérés doit être inférieure ou égale à 3 °C. Si la température dépasse cette limite, une action corrective est nécessaire.

Mettre en place un système de surveillance

Il faut définir comment, quand et par qui les limites critiques seront vérifiées. Cela peut inclure des relevés de températures, des contrôles visuels, ou des tests rapides.

Avant la mise en service, il est par exemple demandé de vérifier la température des plats à cœur et de la renseigner sur une fiche de suivi.

Définir les actions correctives

Lorsque les limites critiques ne sont pas respectées, des mesures correctives immédiates doivent être prévues. Ces actions doivent également être renseignées et tracées.

Par exemple, si une température est insuffisante à la fin de la cuisson, le plat peut être remis à cuire jusqu’à atteindre la température cible.

Penser des procédures de vérification

Il est important de vérifier régulièrement que le plan HACCP fonctionne. Cela peut se faire à travers des audits internes, des analyses microbiologiques, des auto-contrôles…

Il peut être utile et intéressant d’instaurer un rythme régulier pour ces vérifications. La conformité des enregistrements de température peut ainsi être contrôlée de manière hebdomadaire.

Constituer un dossier documentaire

La traçabilité est essentielle. Il faut documenter l’ensemble des procédures, des enregistrements, des contrôles et des actions liées à la sécurité sanitaire des aliments pour assurer la transparence et la conformité de la méthode. Cela permet de prouver la maîtrise du système en cas de contrôle sanitaire officiel.

Ces 7 principes ne sont pas théoriques : ils s’ancrent dans les réalités du terrain et doivent s’adapter à chaque cuisine collective, en fonction de ses contraintes, de son organisation, et de son public.

Mettre en place l’HACCP dans une cuisine collective : par où commencer ?

La mise en place d’une démarche HACCP peut sembler complexe, mais elle devient bien plus accessible si on la structure étape par étape, en impliquant les équipes et en s’appuyant sur les spécificités de l’établissement.

Voici nos conseils pour construire un système HACCP adapté à votre cuisine.

1. Créer une équipe HACCP

La première étape pour appliquer efficacement la méthode HACCP et de définir un groupe de travail pluridisciplinaire dont les compétences sur le terrain seront complémentaires. Il est important de diversifier les profils pour permettre une identification précise des différents risques à chaque étape du processus de production.

Une bonne composition peut par exemple rassembler un responsable de production, un·e cuisinier·e, un gestionnaire et/ou un responsable qualité, un agent de maintenance et/ou un référent hygiène.

2. Analyser et décrire avec précision le fonctionnement de l’établissement

Avant de parler de dangers, il faut bien connaître son processus de production, ses différentes étapes et les équipes qu’elles engagent. Cela passe par :

  • Le schéma des locaux (zones propres/sales)
  • Les organigrammes des préparations (de la réception à la distribution)
  • Le flux des denrées, du personnel, des déchets
  • Les types de produits, les publics servis, les spécificités (liaison froide, menus sans allergènes, etc.)

Cette étape est indispensable pour construire un plan HACCP pertinent.

3. Identifier les dangers et déterminer les CCP

Sur la base des documents rassemblés à la deuxième étape, l’équipe doit analyser chaque étape du processus pour :

  • Lister les dangers potentiels
  • Évaluer leur gravité et probabilité
  • Déterminer si l’étape correspond à un CCP ou non

C’est une phase technique et collaborative. Pour se repérer, l’équipe peut s'appuyer sur des grilles d’aide à l’analyse (ex : codification GHP / CCP).

4. Définir les mesures de maîtrise, les seuils, et les enregistrements

Pour chaque CCP, l’équipe doit préciser :

  • La limite critique
  • Les moyens de surveillance
  • Les actions correctives à appliquer en cas de dérive
  • Les modalités d’enregistrement

Ces éléments constituent le coeur du plan HACCP.

5. Mettre en œuvre, former et impliquer les équipes

La méthode HACCP ne fonctionne que si elle est comprise, acceptée et appliquée par l’ensemble du personnel. Il est crucial :

  • D’organiser des sessions de formation ou de sensibilisation
  • De rendre les documents accessibles et compréhensibles (supports visuels, fiches simplifiées)
  • D’inscrire la sécurité sanitaire dans les pratiques du quotidien

Pour gagner en efficacité, les équipes doivent être impliquées dès la préparation de la démarche.

6. Assurer un suivi et une amélioration continue

Un plan HACCP n’est jamais figé, il vit avec l'établissement et doit être :

  • Revu périodiquement (au moins une fois par an)
  • Mis à jour en cas de modification (nouvel équipement, nouvelle organisation, nouveaux plats, etc.)
  • Évalué pour vérifier son efficacité

Outils et bonnes pratiques pour gagner en efficacité

Mettre en œuvre la méthode HACCP en restauration collective ne signifie pas tout faire "à la main" ou partir de zéro. Au contraire, de nombreux outils pratiques existent pour vous accompagner, structurer, automatiser ou simplifier la démarche au quotidien.

L’objectif n’est pas de les multiplier, mais de choisir le ou les plus adaptés à votre établissement et à ses besoins.

1. Fiches de suivi et grilles d’auto-contrôle

Les fiches de suivi peuvent être très utiles. Elles permettent d’assurer la traçabilité et de garantir le respect des procédures. Elles peuvent par exemple prendre la forme de :

  • Relevés de température (réfrigérateurs, plats à cœur, bains-marie)
  • Grilles de nettoyage par zone
  • Fiches de non-conformité et actions correctives
  • Registres de réception des marchandises

Un conseil : utilisez des modèles pré-remplis adaptés à vos flux pour gagner du temps et éviter les oublis.

2. Protocoles d’hygiène standardisés

Créer et afficher en cuisines des protocoles clairs, visuels et accessibles est une bonne pratique pour garantir l’application des règles au quotidien. Les protocoles peuvent concerner:

  • Les procédures de nettoyage et désinfection (PND)
  • Les consignes de port de tenue
  • Les plans de lutte contre les nuisibles
  • Les consignes en cas de suspicion de TIAC (toxi-infection alimentaire collective)

Le plus important est leur bonne compréhension par le personnel.

3. Formation continue du personnel

L’implication des équipes est clé dans l’application de la méthode. On peut pour cela prévoir:

  • Des formations initiales à l’hygiène et à l’HACCP
  • Des rappels réguliers ou sessions de remise à niveau
  • Des moments d’échange autour des non-conformités ou incidents

Toutes les idées sont bonnes à tester et à partager !

4. Outils de gestion numérique

A cuisine unique, plan HACCP personnalisé ! La méthode HACCP est universelle, son application ne l’est pas. Chaque cuisine est unique et comporte des spécificités, le plan HACCP doit s’adapter à votre organisation, vos équipements et vos contraintes.

C’est pourquoi une approche personnalisée est indispensable. Et dans ce contexte, un outil de gestion est un précieux allié. Découvrez tous les avantages de la digitalisation ici.

Essayez notre solution gratuitement !

Bien maîtrisée, la méthode HACCP n’est pas une contrainte mais bel et bien un véritable atout.

nona a conçu une solution de gestion digitalisée et sur-mesure. En partenariat avec des laboratoires experts du PMS, nos équipes ont développé un module PMS complet et 100% personnalisable pour vous permettre de gérer l’hygiène de votre restaurant et les contrôles sanitaires sans stress. Nos différentes fonctionnalités permettent entre autres :

  • De personnaliser vos procédures, fiches pratiques et relevés;
  • d’automatiser vos relevés, contrôles et alertes;
  • de sécuriser vos données et leur conservation;
  • de gagner en efficacité et en sérénité lors des contrôles sanitaires.

nona, un logiciel HACCP 100% intégré pour plus d'efficacité dans la gestion du quotidien.

En conclusion

Loin d’être une simple obligation réglementaire, la méthode HACCP est aujourd’hui un véritable levier de maîtrise, de confiance et de professionnalisation pour les acteurs de la restauration collective.
En identifiant les dangers, en structurant les contrôles et en impliquant les équipes, elle permet de garantir la sécurité des convives — tout en renforçant la qualité de service.

Mettre en œuvre une démarche HACCP efficace, c’est :

  • Ancrer la sécurité alimentaire dans le quotidien de la cuisine,
  • Outiller ses équipes avec des pratiques claires et des repères concrets,
  • Valoriser le travail collectif autour d’un enjeu commun : le bien manger en toute sécurité.

Chez nona, nous sommes convaincus qu’une HACCP bien comprise est une HACCP mieux appliquée. C’est pourquoi nous continuerons à partager outils, retours d’expérience et contenus pratiques pour accompagner celles et ceux qui nourrissent chaque jour, avec exigence et engagement.

Besoin d’y voir plus clair sur certains points techniques ? Retrouvez prochainement notre FAQ HACCP dédiée à la restauration collective !

Envie d’en savoir plus sur notre solution? Demander une démo gratuite.

June 2025
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Prévenir les risques sanitaires en restauration : méthodes, bons réflexes et outils
Hygiène

Prévenir les risques sanitaires en restauration : méthodes, bons réflexes et outils

Hygiène, traçabilité, formation : tout ce qu’il faut savoir et mettre en place pour une cuisine sûre et conforme avec nona

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Garantir la sécurité alimentaire n’est pas qu’une obligation réglementaire : c’est un enjeu de santé publique et un engagement quotidien pour tous les acteurs de la restauration collective. Chaque jour, des milliers de repas sont préparés pour des publics souvent sensibles (enfants, personnes âgées, patients...), ce qui impose une vigilance de tous les instants. Entre les produits crus, les manipulations, la gestion du chaud et du froid, et les cadences soutenues en cuisine, les risques sanitaires sont partout. Et une seule erreur peut avoir des conséquences lourdes, qu’elles soient sanitaires (TIAC), économiques (perte de denrées, fermeture temporaire) voire juridiques.

Heureusement, les risques peuvent être identifiés, maîtrisés et anticipés, à condition de s'appuyer sur des méthodes claires et une organisation solide. C’est justement l’objectif du Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS) et des outils comme la méthode HACCP.

Mais comment passer d’une obligation à une culture de la prévention ? Quelles méthodes, quels réflexes, quels outils permettent d’anticiper les risques, plutôt que de subir leurs conséquences ?

Hygiène, traçabilité, formation… Dans cet article, nona vous propose un tour d’horizon pratique pour renforcer vos démarches de prévention, sécuriser vos pratiques, et mobiliser vos équipes autour d’un objectif commun : assurer la conformité de votre cuisine et la sécurité de vos convives.

Quels sont les risques sanitaires en restauration ?

Pour garantir la sécurité alimentaire et sanitaire de sa cuisine, la première étape consiste à comprendre et identifier les différents types de risques présents. On distingue généralement trois grandes familles de dangers à maîtriser au quotidien.

Les risques biologiques

  • les bactéries pathogènes : Salmonella, Listeria, E. coli…
  • les virus et parasites
  • le développement de micro-organismes par rupture de la chaîne du froid

Les risques chimiques

  • Résidus de produits de nettoyage et d’entretien
  • Allergènes non maîtrisés

Les risques physiques

  • Corps étrangers : verre, plastique, métal, os
  • Contamination croisée via les équipements ou les manipulations

Pour rappel, la majorité de ces risques ont une origine humaine ou organisationnelle. Un lavage de mains oublié, une température non contrôlée, une désinfection mal faite… contaminations et intoxications sont vite arrivées.

Etapes clés et points de vigilance

Ces différents risques sont présents à chacune des étapes de la chaîne de production alimentaire, des fournisseurs à la consommation finale des repas. Certaines de ces étapes sont particulièrement sensibles et doivent faire l’objet d’une vigilance particulière :

  • Réception des matières premières: température, intégrité des emballages, DLC
  • Stockage et conservation : respect des zones (sec, froid positif/négatif), rotation des stocks
  • Préparation, cuisson, refroidissement : séparation des flux (cru/cuit), maîtrise des temps et températures
  • Remise en température, service : délais critiques et températures à respecter
  • Nettoyage et désinfection des équipements : délais critiques à respecter

Les risques pouvant avoir des conséquences lourdes, tout doit être pensé pour les anticiper et les éviter. En restauration, une logique de prévention est au cœur de toutes les pratiques quotidiennes. Mais en quoi est-ce que cela consiste plus concrètement ?

La prévention sanitaire et sécuritaire en restauration

Prévenir les risques en restauration passe par la méthode HACCP mais pas seulement !

Les Bonnes Pratiques d'Hygiène (BPH)

Ce sont tous les gestes quotidiens de base pour prévenir les risques de contamination.

  • Lavage des mains et hygiène du personnel
  • Entretien des équipements et locaux
  • Gestion des déchets, nuisibles, flux croisés
  • Zones de travail séparées
  • Formations et rappels réguliers

HACCP : la méthode pour analyser et maîtriser les dangers

  • Identification des dangers à chaque étape
  • Définition des CCP (points critiques)
  • Surveillance, enregistrements, actions correctives

Pour en savoir plus, découvrez notre article à ce sujet : lire l'article complet sur la méthode HACCP.

Le Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS)

Le PMS rassemble toutes les procédures d’hygiène : BPH, HACCP, traçabilité, gestion des anomalies, etc. C’est le socle documentaire et opérationnel de votre sécurité alimentaire. Il est essentiel pour cela de pouvoir s’appuyer sur un PMS précis, à jour et bien structuré. Un bon PMS, ce n’est donc pas seulement un classeur rempli, c’est une dynamique de maîtrise continue :

  • Des procédures claires, personnalisées à l’établissement
  • Des relevés réguliers, contrôlés, tracés
  • Des fiches pratiques faciles à comprendre et appliquer

Retrouvez tous nos conseils à ce sujet : lien vers l’article complet.

Les bons réflexes à adopter en cuisine

Prévenir les risques c’est aussi répéter, sensibiliser les équipes et automatiser les pratiques. Voici les 5 réflexes essentiels à adopter en équipe.

  1. Hygiène du personnel : lavage des mains, tenue propre, absence de bijoux
  2. Maîtrise des températures : à réception, stockage, cuisson, refroidissement
  3. Respect des flux : éviter la contamination croisée (zones, matériels, manipulations)
  4. Traçabilité rigoureuse : numéros de lots, DLC, fiches d’enregistrement
  5. Réaction rapide : savoir quoi faire en cas de non-conformité

🧑‍🍳 Une équipe bien formée, impliquée et rassurée est le meilleur rempart contre les risques.

Bien s'outiller pour plus d'efficacité

Les outils papier

La base, ce sont :

  • les fiches de relevés de température
  • les registres de nettoyage
  • les fiches de traçabilité, listes de contrôle

Mais face à la multiplication des tâches et responsabilités en cuisine, ces outils maison peuvent vite montrer leurs limites et ne facilitent pas le travail d’équipe.

Les outils numériques

Digitaliser la gestion de l’hygiène dans son établissement de restauration, c’est faciliter le suivi quotidien et alléger la charge de travail pour toute son équipe. Chez nona, on vous aide à structurer votre démarche de maîtrise sanitaire sans complexifier leur quotidien. Avec notre module PMS vous bénéficiez :

  • d’un suivi automatisé des relevés
  • d’alertes en cas d’anomalie
  • de fiches techniques et sanitaires 100% personnalisables
  • d’un historique centralisé et sécurisé pour les audits et contrôles sanitaires

Digitaliser c’est simplifier, fluidifier et sécuriser !

Un levier de confiance et de performance

Un bon plan de prévention n’est pas seulement une assurance contre les risques : c’est aussi un levier de confiance.

  • Pour les équipes : clarté des rôles, responsabilisation, autonomie
  • Pour les convives : sentiment de sécurité, qualité constante
  • Pour les gestionnaires : conformité maîtrisée, sérénité en cas de contrôle
  • Pour la collectivité : valorisation du service public de restauration

Et surtout, cela favorise une cuisine plus efficace, mieux organisée, moins exposée aux imprévus.

A retenir

Prévenir les risques sanitaires, c’est mettre en place une organisation fiable, des réflexes partagés, des outils adaptés, et une dynamique collective. Ce n’est pas un « plus », c’est un prérequis indispensable à toute restauration responsable.

En résumé : prévention = organisation + rigueur + outils


Besoin d’un outil pour centraliser votre gestion et automatiser votre suivi sanitaire ?

👉 Demandez une démo gratuite de notre solution PMS.

June 2025
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Trouvez des fournisseurs locaux en restauration collective !
Transition alimentaire

Trouvez des fournisseurs locaux en restauration collective !

Découvrez comment s’approvisionner en circuit court, de saison et en conformité avec la loi EGAlim grâce à une carte interactive gratuite.

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Avec ses 3,5 milliards de repas annuels, la restauration collective est un acteur clé de l’alimentation pour refaçonner nos modes d’approvisionnements. Privilégier des approvisionnements locaux et durables, c’est mettre à disposition des convives des aliments de qualité, à impact environnemental limité.

A travers sa nouvelle carte interactive, nona vous aide à trouver des fournisseurs locaux en restauration collective !

Des approvisionnements locaux pour des cantines relocalisées

S’approvisionner en circuit-court pour accélérer la transition alimentaire et agricole durable de nos territoires

Les circuits courts facilitent la reconstitution de systèmes alimentaires et agricoles territorialisés, et diversifiés.

Les circuits courts garantissent un minimum d’intermédiaires entre les producteur.rices et les consommateur.rices. Ils favorisent ainsi la transparence et le contrôle des informations communiquées entre le fournisseurs et l’acheteur·euse : les chaînes d’approvisionnement alimentaire étant aujourd’hui mondialisées, il devient de plus en plus difficile d’assurer la traçabilité des aliments pendant toute la phase de production.

Pour les cuisines, c’est aussi un moyen de réduire les coûts liés à la main-d'œuvre intermédiaire, au stockage et au transport.

Par ailleurs, en proposant des repas composés d’ingrédients issus de la production locale, les cantines participent à la redynamisation des territoires.

Proposer des recettes de saison permet de coordonner la disponibilité de l’offre en local avec la demande des cuisines. Cela s'inscrit dans une démarche de plus juste rémunération des producteur.rices, en leur garantissant des débouchés. S’approvisionner à partir de produits de saison, locaux et durables, c’est donc créer du lien avec des acteur·rices du territoire et c’est renforcer la résilience agricole et économique de votre territoire.

S’approvisionner de saison pour favoriser le fait maison

S’approvisionner avec des produits de saison, c’est aussi favoriser l’utilisation de produits bruts, et frais pour cuisiner du fait maison : cela permet d'améliorer la qualité gustative et nutritionnelle des repas tout en revalorisant le travail des équipes en cuisine.

En faisant le choix de revisiter l’approvisionnement de sa cantine sur son territoire, les cuisinier·ères et élus locaux peuvent avoir un grand impact sur l’environnement et la santé de leurs convives.

S’approvisionner de saison pour répondre aux enjeux écologiques

Que ce soit pour les fruits et légumes, la viande ou encore le poisson, consommer de saison permet de réduire votre empreinte carbone.

À titre d’exemple, une tomate locale mais produite hors-saison, sous serre chauffée, génère quatre fois plus de CO2 qu’une tomate produite à la bonne saison* ; quand à une tomate importée, c’est dix à vingt fois plus de pétrole qu’une tomate produite localement.

Par ailleurs, le stockage (comme la congélation) et le transport des denrées représentent aussi des parts importantes du bilan carbone de notre alimentation, qui peuvent être réduites à travers la consommation de produits de saison, cultivés localement ou encore avec des méthodes plus vertueuses.

Approvisionnement local en restauration collective : quels enjeux ?

Aujourd’hui, malgré tous ces bénéfices, les produits locaux représentent environ 10 % des produits achetés par la restauration collective*.

Ce chiffre témoigne des difficultés auxquelles les cuisines font face : des enjeux logistiques (disponibilité des produits chez les fournisseurs, volumes à commander, frais de livraison, contraintes horaires, etc.) mais aussi réglementaires**,** qui encadrent leurs achats.

En effet s’approvisionner auprès de producteur.rices locaux peut entraîner un changement de pratiques et d’organisation qui peut prendre du temps. Il peut être pertinent d’organiser sa production en fonction des jours de livraison des producteur.rices de son territoire et de repenser le contenu de ses menus en fonction des saisons et des arrivages.

Pour encourager le rapprochement entre la restauration collective et les territoires, la loi Climat & Résilience d'août 2021 demande aux établissements de restauration collective de communiquer sur la part de leurs approvisionnements issus des Projets Alimentaires Territoriaux (PAT)*.

nona facilite le lien entre cuisinier·ères de la restauration collective et producteur·rices du territoire avec sa nouvelle Carte Fournisseur !

Une carte interactive pour trouver des fournisseurs de proximité

Trouvez des approvisionnements EGalimo-compatibles

Depuis le 1er janvier 2022, la loi EGAlim demande aux établissements de restauration collective de dédier 50 % de leurs dépenses annuelles à l’achat de produits dits de qualité et durables.

Pour atteindre ces pourcentages, il est nécessaire d’identifier et caractériser ses sources d’approvisionnement afin de vérifier que ses fournisseurs actuels disposent bien d'un catalogue de produits EGAlim.

Rechercher des approvisionnements EGalimo-compatibles sur son territoire c’est l’engager dans une démarche de transition : si les producteur.rices de votre territoire ne sont pas encore dans une démarche de labellisation, manifester votre intérêt pour ce type de produits peut les inciter à l’entamer.

Une solution interactive pour simplifier l'approvisionnement local en restauration collective

Nona a créé une carte interactive fournisseur pour vous aider à trouver, le plus facilement et rapidement possible, des fournisseurs proches de chez vous.

Depuis notre module gratuit, vous pouvez passer commande, sans commission, et jusqu’à 4 fois par mois, directement auprès de plus de 900 producteur·rices locaux. Ces dernier·ères ont été référencés notamment grâce à nos partenaires : le *Réseau Manger Bio, Kuupanda, Lisy...*

Soucieuse de participer à la construction d’un système agroalimentaire plus juste et humain, nona propose des solutions concrètes et opérationnelles pour :

  • Apporter plus de produits locaux, bruts et de saison dans les cantines
  • Supprimer l’ensemble des contraintes entravant les efforts d’approvisionnement des cuisines auprès des producteurs locaux.
  • Assurer des débouchés économiques aux agriculteur·rices

Trouvez des fournisseurs proches de chez vous, en vous créant un compte nona gratuit dès maintenant !

Nos sources :

  1. https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/conso/alimentation/manger-local-de-saison-pourquoi-c-est-essentiel
  2. Agence bio : https://www.agencebio.org/wp-content/uploads/2022/07/BAROMETRE_2019_SYNTHESE_V2022_0306.pdf‍
  3. Article L. 230-5-1 du CRPM ; Conseil National de la Restauration Collective (CNRC), Les mesures de la loi EGalim, complétée par la loi Climat et résilience concernant la restauration collective, 2022.
June 2025
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Pourquoi digitaliser son PMS ? Avantages, efficacité et retours terrain avec nona
Hygiène

Pourquoi digitaliser son PMS ? Avantages, efficacité et retours terrain avec nona

Moins de stress, plus de maîtrise : comment nona transforme la gestion sanitaire de votre cuisine.

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Aujourd'hui, le Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS) est indispensable dans tout établissement de restauration pour garantir la sécurité alimentaire (lire l'article complet sur le PMS). Il encadre les bonnes pratiques d’hygiène et structure les contrôles sanitaires. Chaque jour, les équipes en cuisine remplissent des fiches de température, cochent des tableaux de nettoyage, notent des contrôles de réception… Ces documents sont essentiels pour assurer la conformité de la cuisine. Mais entre oubli, relevés manuels, erreurs de saisie, pertes de documents et surcharge administrative, la gestion papier a ses limites, il devient difficile d'avoir une vision claire et à jour : le PMS peut vite devenir une source de stress.

C’est là que le numérique change la donne. Face à cette réalité, de plus en plus d’établissements font le choix de digitaliser leur PMS. Gain de temps, meilleure traçabilité, sécurité renforcée : les bénéfices sont nombreux… à condition de choisir un outil adapté.

Premier rappel : à quoi sert le PMS ?

Le Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS) est un document central pour toute activité de restauration. Il regroupe l’ensemble des mesures prises par un établissement pour assurer la sécurité des aliments servis ainsi que celle du personnel en cuisine. Il s’appuie notamment sur la méthode HACCP, les Bonnes Pratiques d’Hygiène (BPH), la traçabilité des denrées, et les procédures de nettoyage et désinfection.

Un bon PMS permet donc :

  • de prévenir les risques sanitaires (TIAC, contaminations croisées, non-conformités),
  • de structurer les pratiques au quotidien,
  • de se conformer aux exigences réglementaires,
  • d’être prêt et conforme en cas de contrôle sanitaire.

Aujourd’hui encore, le PMS reste sous forme papier ou Excel dans de nombreuses cuisines. Pourtant, entre des fiches non remplies, des classeurs incomplets, des procédures mal partagées… la gestion papier n’est pas sans risque et le PMS perd en efficacité.

Pourquoi digitaliser son PMS ?

1. Une meilleure fiabilité et traçabilité

Un PMS digitalisé permet d’enregistrer toutes les données clés de manière structurée, horodatée et centralisée. Chaque action, chaque enregistrement (prise de température, nettoyage, vérification des DLC…) est associée à un utilisateur, une date et une heure.

Résultat : plus de fiches perdues ou incomplètes, finies les confusion sur qui a fait quoi. En cas de contrôle ou d’audit, tout est prêt à être consulté en quelques clics.

2. Un vrai gain de temps au quotidien

En cuisine, le temps est de plus en plus compté. Un PMS digital, bien configuré, permet de gagner de précieuses minutes :

  • les fiches techniques sont toutes faites et pré-remplies selon les jours et les postes,
  • les contrôles sont regroupés de façon intuitive,
  • les documents sont générés automatiquement (rapports d’audit, registres, etc.).

Finie la course aux documents ou les impressions à la dernière minute avant un contrôle. Tout est à jour, en temps réel.

3. Une meilleure implication des équipes

Le succès d’un PMS repose sur son appropriation par l’ensemble de l’équipe. Or, les procédures papier sont parfois perçues comme fastidieuses, peu lisibles ou inutiles. Un outil numérique rend les choses plus simples :

  • des rappels automatiques pour ne rien oublier,
  • des interfaces claires, disponibles sur tout support,
  • des accès différenciés selon les profils (cuisinier, agent, gestionnaire…),
  • un accompagnement quotidien pour comprendre le « pourquoi » derrière chaque procédure.

Résultat : chacun comprend mieux son rôle dans la démarche qualité, et s’investit avec plus d’efficacité.

4. Une gestion plus sereine des contrôles

Les contrôles sanitaires sont souvent source de stress, sauf quand tout est prêt ! Avec un PMS digitalisé :

  • les preuves de relevés et d’enregistrement sont stockées et à jour en continu,
  • les documents peuvent être exportés ou imprimés à la demande,
  • les non-conformités déjà traitées sont tracées et consultables.

Cela permet de gagner en confiance et en sérénité, pour tout le monde.

5. Un pilotage plus clair pour les gestionnaires

Pour un responsable de plusieurs cuisines, suivre l’état du PMS sur chaque site peut vite devenir complexe. Une solution numérique permet :

  • un suivi multi-sites en temps réel,
  • des indicateurs de conformité accessibles rapidement,
  • une visualisation des écarts ou retards d’enregistrements,
  • une centralisation des protocoles et des mises à jour.

C’est un vrai outil de pilotage qui facilite la coordination, l’animation des équipes, la transparence et la priorisation des actions.

Ce que change la digitalisation au quotidien

Concrètement, digitaliser son PMS transforme la gestion sanitaire de tous les jours.

Avant :

  • Des relevés papier parfois oubliés ou illisibles,
  • Des procédures affichées mais pas toujours suivies,
  • Des classeurs de plusieurs centaines de pages à mettre à jour.

Après :

  • Des check-lists interactives simples à valider,
  • Un suivi quotidien visible par tous,
  • Une meilleure réactivité en cas de problème (température, allergène, nettoyage…),
  • Un contrôle qui devient un moment de valorisation plutôt qu’un stress.

Comment bien choisir son outil ?

Tous les outils ne se valent pas. Pour que la digitalisation soit un succès, plusieurs critères sont à prendre en compte :

  • Simplicité d’usage : l’outil doit être accessible, même pour les personnes moins à l’aise avec le numérique.
  • Personnalisation : pouvoir adapter les fiches à sa cuisine, ses propres procédures et à ses risques spécifiques.
  • Suivi et assistance : disposer d’un accompagnement en cas de question ou d’audit.
  • Conformité réglementaire : l’outil doit couvrir les obligations PMS, HACCP, BPH, traçabilité.
  • Interopérabilité : possibilité de relier l’outil à d’autres systèmes (sondes, gestion des stocks…).

Une solution pensée pour vos réalités de terrain

Chez nona, nous savons que chaque cuisine a ses spécificités. C’est pourquoi notre solution PMS est :

  • 100 % personnalisable selon votre activité (restauration rapide, traditionnelle, collective…), le fonctionnement de votre cuisine et la composition de votre équipe
  • conçue avec des laboratoires experts,
  • ajustable selon vos procédures existantes,
  • simple à prendre en main pour toute l’équipe, disponible sur tout support
  • fonctionnelle hors-ligne pour les établissements mal connectés et les enregistrements hors-connexion,
  • et optimisée pour les contrôles sanitaires.

100% intégrée à l'outil de gestion, vous pouvez synchroniser l'ensemble de vos activités en fonction des modules choisis et dire adieu aux saisies redondantes.

A retenir

🤝 Simplification et conformité assurées !

Digitaliser son PMS est un moyen concret de mieux sécuriser les pratiques, d’impliquer les équipes, et de gagner en efficacité. Pour les établissements de restauration collective, c’est aujourd’hui un levier stratégique autant qu’un outil du quotidien.

Vous souhaitez simplifier votre gestion sanitaire ? Demandez une démo gratuite de notre module PMS et testez nos fiches pratiques personnalisables dès aujourd’hui.

June 2025
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Instructions sanitaires en restauration : comment les rendre claires, efficaces et toujours suivies ?
Hygiène

Instructions sanitaires en restauration : comment les rendre claires, efficaces et toujours suivies ?

Découvrez comment rédiger, afficher et faire appliquer des instructions sanitaires claires en restauration pour garantir la sécurité alimentaire au quotidien.

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En restauration collective ou commerciale, les instructions sanitaires sont un pilier essentiel pour garantir l’hygiène alimentaire, prévenir et maîtriser les risques (voir notre article sur le sujet) et respecter le cadre réglementaire imposé par le Plan de Maîtrise Sanitaire (voir notre article sur le sujet).

Elles permettent de traduire les procédures d’hygiène et de sécurité en consignes sanitaires concrètes, compréhensibles et applicables par tous les membres de l’équipe, de la plonge à la production. La communication de ces supports et leur visibilité en cuisine sont donc stratégiques et indispensables à la réussite de votre restaurant.

Dans cet article, nona vous propose quelques conseils pour (re)penser vos instructions sanitaires, les rédiger de manière claire et efficace et garantir la sécurité alimentaire dans votre cuisine au quotidien.

Qu'est-ce qu'une instruction sanitaire ?

Une instruction sanitaire est une consigne opérationnelle écrite qui décrit comment exécuter une tâche tout en respectant les règles d’hygiène et de sécurité alimentaire. On en trouve à toutes les étapes clés de la restauration :

  • réception et stockage des denrées,
  • lavage des mains et hygiène corporelle,
  • nettoyage et désinfection des équipements,
  • maîtrise des températures (cuisson, refroidissement, remise en température),
  • gestion des allergènes, des déchets, des corps étrangers…

Elles font partie intégrante du Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS) et doivent être :

  • conformes à la réglementation,
  • adaptées aux spécificités du site,
  • facilement compréhensibles par les agents en cuisine,
  • et régulièrement actualisées

Pourquoi les instructions sanitaires sont importantes en cuisine ?

Les instructions sanitaires ne doivent pas être perçues comme un simple affichage réglementaire ou une formalité administrative. Ce sont au contraire de véritables outils de travail, au cœur du fonctionnement quotidien des cuisines, qui ont pour objectif de limiter les erreurs et de sécuriser les process. Lorsqu’elles sont bien construites et correctement mises en œuvre, elles garantissent notamment :

  • la maîtrise des principaux risques sanitaires (TIAC, contaminations croisées, gestion des allergènes…);
  • la cohérence, l’uniformisation des pratiques entre les différents membres du personnel;
  • la traçabilité de l’ensemble des actions réalisées et donc de plus grande chance de conformité en cas de contrôle sanitaire.

Mais leur rôle dépasse largement le cadre du contrôle : elles sont aussi un support précieux pour l’intégration des nouveaux arrivants, qui peuvent s’y référer pour adopter les bons gestes dès leurs premiers jours. En facilitant la transmission des bonnes pratiques, elles participent à la formation continue et à la sensibilisation des équipes indifféremment du type de poste ou de l’ancienneté dans l’équipe. Sur le long terme, elles contribuent à ancrer une véritable culture de l’hygiène dans l’établissement, en faisant de la sécurité sanitaire un réflexe partagé et compris par tous.

Comment construire des instructions sanitaires efficaces en restauration ?

Avoir une formulation claire, précise et synthétique des consignes

Pour qu’une instruction sanitaire soit réellement utile en cuisine, elle doit avant tout être claire, précise et directement applicable. Cela commence par une rédaction simple, qui va droit au but. L’objectif est que n’importe quel membre de l’équipe, quel que soit son niveau de formation ou son ancienneté, puisse comprendre en un coup d’œil ce qu’il doit faire et comment le faire.

Il vaut mieux éviter les formules floues ou trop techniques. Par exemple, au lieu d’écrire « Assurer l’hygiène de la cellule de refroidissement selon les modalités du plan HACCP », on préfèrera une consigne opérationnelle comme « Nettoyer la cellule avec le produit X tous les soirs, rincer à l’eau claire, puis désinfecter avec le produit Y ». C’est plus court, plus direct, et plus efficace.

Ne pas négliger l'aspect visuel

Au-delà des mots, le visuel joue aussi un rôle crucial. Dans une cuisine où les gestes s’enchaînent vite, un schéma explicatif, une photo d’un matériel ou un pictogramme bien placé peuvent faire toute la différence. Cela permet de réduire les erreurs et de faciliter la mémorisation, notamment en situation de stress ou de rotation du personnel.

Personnaliser les fiches en fonction du site et des équipements

Afin de garantir leur pertinence et leur efficacité, il est indispensable de s’approprier les instructions sanitaires pour les adapter au fonctionnement réel de l’établissement et à ses besoins spécifiques. Une consigne trop générique, issue d’un modèle standard ou d’un guide théorique, risque d’être ignorée si elle ne correspond pas aux équipements disponibles, à l’agencement des lieux ou aux pratiques en place. Plus l’instruction est pertinente, plus vite elle est intégrée et suivie par les équipes.

Suivre leur efficacité et réaliser des ajustements

Avant toute impression, une relecture de l'instruction sanitaire par l’ensemble de l’équipe (agents, référent hygiène, responsable de production) s’impose pour lever les ambiguïtés éventuelles, garantir la pertinence du contenu et obtenir une meilleure adhésion. Une instruction validée collectivement aura bien plus de poids qu’un document imposé depuis un bureau.

Par ailleurs, une instruction sanitaire n’est jamais figée :

  • un nouveau produit désinfectant ?
  • une évolution des protocoles ?
  • une remarque de la DDPP ou de la DDETSPP ?

Pensez donc à revoir et mettre à jour régulièrement vos affichages pour qu’ils restent pertinents et conformes. Tout contenu doit pouvoir être ajusté rapidement. D’où l’un des intérêts d’un PMS digitalisé : mettre à jour une instruction se fait en quelques clics, et la nouvelle version est immédiatement partagée à toute l’équipe.

Comment s'assurer que les consignes sanitaires soient bien suivies en cuisine ?

Rendre les instructions sanitaires accessibles en permanence

En cuisine, il est indispensable de rendre les consignes visibles, claires et disponibles à chaque instant. C’est pourquoi l’impression des instructions sanitaires et leur affichage aux postes de préparation clés sont fortement recommandés. Les instructions imprimées, placées à des endroits stratégiques, permettent de rendre les bonnes pratiques visibles au quotidien, d’uniformiser les méthodes de travail quotidiennes et d’éviter les erreurs et oublis en situation de stress.

Quelles consignes sanitaires afficher et où ?

Certaines consignes sanitaires doivent absolument être visibles pour tout le personnel, d’autres ne sont pas utiles à toute l’équipe. Voici quelques exemples d'instructions essentielles et les endroits stratégiques où les afficher :

  • Lavage des mains : Une consigne incontournable à l’entrée des cuisines et à proximité des zones de travail. Chaque membre de l’équipe doit se rappeler l’importance de l’hygiène personnelle avant de manipuler des aliments.
  • Contrôle des températures : Les températures de cuisson, de stockage et de remise en température doivent être affichées près des équipements concernés (four, chambre froide, comptoir, etc.) pour que les contrôles soient réalisés régulièrement.
  • Procédures de nettoyage : Affichez les instructions de nettoyage et désinfection à proximité des zones de plonge, dans les cuisines et les chambres froides. Le nettoyage est une action clé pour la sécurité alimentaire, et le rappel des procédures est essentiel.
  • Risques allergènes : Les allergènes doivent être clairement identifiés dans les zones de préparation des aliments et sur les plans de travail pour prévenir toute contamination croisée. Des fiches pratiques peuvent être affichées pour rappeler les bonnes pratiques.

Former le personnel aux consignes d'hygiène alimentaire

Chaque nouvelle recrue doit être formée aux instructions dès son intégration. Il est par ailleurs tout aussi important de prévoir des rappels réguliers. Afficher les consignes est une première étape, mais pour garantir leur application, la formation continue du personnel est indispensable. L’affichage et la formation doivent aller de pair pour que l’équipe soit pleinement impliquée.

Faire vivre les consignes au quotidien

Désigner un référent peut par exemple être utile pour garantir le respect et la mise en application de l'ensemble des instructions sanitaires.

Conclusion

Des instructions sanitaires bien rédigées, partagées et suivies permettent de sécuriser la production tout en renforçant l’autonomie des équipes. Elles traduisent la rigueur du PMS dans la réalité de terrain.

Avec nona, c'est simple et rapide d'être en conformité !

La gestion sanitaire en restauration demande de l'efficacité et de la simplicité et chez nona nous l’avons bien compris.

nona simplifie la communication dans votre restaurant en vous proposant un ensemble de fiches pratiques vierges et 100% personnalisables à télécharger et imprimer.

  • Générez automatiquement vos fiches d’instructions sanitaires depuis votre PMS : Plus besoin de créer des documents à la main ou de chercher des modèles sur internet. Notre outil vous permet de générer vos fiches pratiques personnalisées en quelques clics.
  • 100% personnalisables à imprimer ou partager : Adaptez chaque fiche à votre établissement et imprimez-les en un instant. Les consignes sanitaires sont ainsi toujours disponibles, claires et à jour.

Avec nona, affichez les bonnes infos, au bon endroit, au bon moment !

Notre solution vous intéresse ? Demandez une démonstration gratuite.

FAQ

Faut-il obligatoirement afficher les consignes sanitaires en cuisine ?

Non, l’affichage n’est pas obligatoire, mais les consignes doivent être disponibles, compréhensibles et facilement accessibles pour tous les membres de l’équipe.

Quelle est la différence entre une instruction sanitaire et une procédure HACCP ?

L’instruction sanitaire décrit concrètement une action à mener (ex : nettoyer un équipement), tandis que la procédure HACCP analyse et surveille les points critiques du process global.

Puis-je digitaliser mes instructions sanitaires ?

Oui, grâce à un PMS digitalisé, vous pouvez créer, personnaliser, mettre à jour et partager facilement toutes vos consignes d’hygiène.

July 2025
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Foire aux questions

Les questions qu'on nous pose souvent

Nona fonctionne-t-il pour la restauration commerciale ?

Oui. Nona s'adresse aussi aux restaurants, hôtels et traiteurs qui souhaitent centraliser leurs achats, sécuriser leur conformité sanitaire et gagner en rentabilité.

Quelle est la différence entre Nona et les autres logiciels de gestion ?

Nona est le seul outil qui synchronise menus, achats et hygiène, avec une donnée fournisseur actualisée en temps réel, là où la concurrence travaille avec des catalogues statiques.

Combien de temps faut-il pour prendre en main l'outil ?

Le déploiement se fait en 3 mois avec un accompagnement personnalisé : e-learning, formation intensive, puis points de suivi. L'outil est utilisable dès les premières semaines.

Nona m'aide-t-il à respecter la loi EGalim ?

Oui. Nona suit automatiquement vos ratios d'achats durables et génère vos télédéclarations EGalim en un clic.

Nona s'adapte-t-il à toutes les tailles de structure ?

Oui, sur trois niveaux. Pour une cuisine gérée par un seul cuisinier, l'interface est simple et intuitive sans complexité inutile. Pour les structures multisites, Nona centralise les référentiels recettes et fournisseurs et facilite les échanges entre établissements. Pour les cuisines centrales, il gère les groupes de menus, les documents de production et les droits d'accès jusqu'aux satellites.

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